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Cheikh Mbow, Coordonnateur national de la Cosydep.

Soucieuse du bon fonctionnement du système éducatif, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) milite pour qu’il soit mis fin à «l’instabilité persistante de l’école sénégalaise». Une requête qui se greffe à d’autres de la Cosydep : respect des accords signés par l’Etat et les syndicats de même que la restauration de la confiance avec ceux-ci.

Le Conseil d’administration de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) exige la fin de «l’instabilité persistante de l’école sénégalaise». Au cours de sa session ordinaire tenue à son siège le 24 novembre, la Cosydep a soulevé quelques points saillants qui bloquent le bon fonctionnement du secteur de l’éducation. En effet, dans un communiqué, la Cosydep estime que les familles ont ras-le-bol de ces années scolaires faites de perturbations, de quantum horaire très réduit, d’accords signés et non respectés, du retour des énormes retards de salaires, de la baisse du budget de l’éducation, d’irresponsabilité face au sort malheureux réservé à l’école publique. Par conséquent, elle met le gouvernement devant ses responsabilités pour «un dépassement de telles anomalies qui ne sauraient perdurer». En cela, elle exige la fin du calvaire des enseignants, des élèves et parents d’élèves, car «les questions-clés, dont la non-prise en charge peut perturber le fonctionnement normal du système éducatif, doivent être traitées avec intelligence et esprit de suite, notamment la gestion des personnels de l’éducation et l’application irréversible et diligente des accords signés avec les organisations d’enseignants», renseigne le document. A cet effet, les défenseurs de l’éducation publique appellent le gouvernement à restaurer la confiance avec les syndicats de l’enseignement.
Dans ce cadre, la Cosydep pense que l’atmosphère installée autour du test de positionnement des instituteurs adjoints en formation diplomante risque de conduire à des turbulences susceptibles de compromettre la stabilité du secteur. Parce que «les formés sont animés par le sentiment selon lequel les intentions des autorités sont loin d’être claires, car l’exercice proposé n’a rien d’un test de positionnement de par la nature des épreuves, le moment de son administration et son caractère national.»
msfaye@lequotidien.sn

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