«L’Inpg est appelé à être une référence dans le domaine de la formation des ressources humaines dans la sous-région, sur le continent africain et au-delà.» C’est l’invite faite hier par le ministre de l’Enseignement supérieur aux responsables de l’Institut national du pétrole et du gaz. Il s’exprimait à l’ouverture du premier forum annuel de l’institut sous le thème «Parcours pédagogiques et professionnels dans l’industrie pétrolière et gazière».
En 2022, une nouvelle ère va s’ouvrir au Sénégal. Le pays démarre en effet la production de ses ressources pétrolières et gazières. Ainsi, l’Institut national du pétrole et du gaz a lancé hier son premier forum annuel sous le thème «Parcours pédagogiques et professionnels dans l’industrie pétrolière et gazière». Ce premier forum qui s’étale sur deux jours constitue une tribune pour éduquer les Sénégalais sur les perspectives dans le secteur. Autrement dit, la rencontre a pour objectif d’aider les étudiants à s’orienter dans les perspectives de formation et d’emploi, surtout chez les femmes. Responsables de compagnies pétrolières, diplomates, étudiants d’instituts privés et les 22 étudiants de la première promotion de l’Inpg ont pris part à la rencontre. «L’Inpg est appelé à être une référence dans le domaine de la formation des ressources humaines dans la sous-région, sur le continent africain et au-delà. L’enjeu maintenant est de sensibiliser la population du Sénégal dans son ensemble et particulièrement des élèves, étudiants et toutes les catégories d’acteurs sur les métiers de l’industrie du pétrole et du gaz et les formations qui permettent d’y accéder», a indiqué Cheikh Oumar Hann, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Sur la formation, Eric Bonnin, directeur général de Total Sénégal, a fait savoir que «Total a fait le choix d’investir beaucoup d’argent sur le renforcement de capacités, la formation et même l’aide aux populations. On est aujourd’hui le premier contributeur de l’Inpg. On va faire un deuxième don à l’Inpg de 10 millions de dollars suite au premier de 10 millions de dollars».
S’agissant de la sensibilisation, à travers des panels, les étudiants ont découvert le vaste panorama qui s’offre à eux. Des services directs à ceux liés au cœur de l’activité en passant par les services spécialisés, les participants ont eu une idée sur ces différentes activités. Electricité, soudure, géophysique, géologie, technologie et système de production, pour ne citer que ceux-là, constituent les débouchés du pétrole et du gaz.
«Le défi de Petrosen, c’est un peu le même que celui du Sénégal. Quand on trouve du pétrole, il y a beaucoup de questions qu’on se pose aujourd’hui. Le premier problème que nous avons quand on a du pétrole et du gaz, c’est la gestion des ressources. Mais ce qui est important dans ça, c’est de voir ce qui se passe ailleurs dans le monde», selon Mamadou Faye, directeur général de Petrosen. Il estime également qu’il faut «une volonté politique, une orientation éclaire» pour réaliser cela. En citant des pays producteurs de ressources naturelles comme les Etats-Unis, l’Angleterre et certains pays africains, il a demandé au Sénégal de choisir le modèle de société entre ceux qui ont réussi et ceux qui ont échoué. Le ministre du Pétrole et des énergies, Mohammed Makhtar Cissé, a été représenté par sa directrice de Cabinet, Aminata Ba.
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