La deuxième édition de la Foire des innovations en éducation et formation (Fief) a été lancée hier au Centre culturel Blaise Senghor. Durant deux jours, les acteurs du secteur vont échanger et partager les bonnes pratiques pour l’amélioration des performances des apprenants.

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a lancé hier la deuxième édition de la Foire des innovations en éducation et formation (Fief). Plateforme d’échange avec les partenaires de ce secteur, cette foire a enregistré la participation de 45 exposants. Selon le coordonnateur de la Cosydep, elle «est un espace de concertation, mais surtout un espace où on peut détecter les bonnes pratiques et les innovations en faveur de l’amélioration de la performance de nos apprenants». Outre la possibilité de montrer ce qui se fait dans le domaine de l’éducation et de la formation avec les écoles, les syndicats et d’autres organisations de la société civile, l’édition de cette année offre la possibilité aux parents et aux élèves de disposer de matériels didactiques. Selon Cheikh Mbow, avec le stand «Troc et don», ils ont la possibilité d’échanger des livres, ce qui va les accompagner. Revenant sur l’importance de cette initiative, M. Mbow soutient que son organisation a voulu à travers cette foire montrer que malgré les difficultés, les défis multiples, il y a de très belles choses, d’excellentes initiatives qui sont prises par les communautés et les partenaires qu’il faut mettre en exergue. Le coordonnateur de la Cosydep a par la même occasion souhaité l’accompagnement de l’Etat à travers son ministère de l’Education «pour que toutes ces initiatives qui ont été exposées puissent être renforcées». Venu représenter le ministère de l’Education, le directeur de la Formation et de la communication dudit ministère soutient que «cette foire permet de partager les bonnes pratiques, mais aussi de développer des partenariats». D’après Mohamed Moustapha Diagne, cette foire a réussi «à regrouper les acteurs et les partenaires». Estimant que c’est un intrant de qualité dans le domaine de l’éducation, M. Diagne souhaite que cette foire soit inscrite dans l’agenda du ministère de l’Education nationale. Se réjouissant également de cette initiative, la représentante résidente de l’Unicef, Leili Moshiri, soutient qu’elle est «importante dans le domaine de l’éducation pour promouvoir le dialogue et communiquer sur les différents travaux et initiatives». Pour Mme Moshiri, c’est aussi «très important pour voir ce qui existe pour créer des liens et des partenariats pour mener le dialogue nécessaire pour le développement de l’éducation».
Au-delà des expositions, cette foire est aussi un moment d’échange avec des panels qui sont organisés. D’ailleurs, l’un des panels de la première journée portait sur «Droit des enfants, liberté syndicale et dialogue social : Quel dispositif pour préserver la continuité des enseignements et des apprentissages au bénéfice des élèves ?» Les panélistes ont échangé sur les moyens de trouver un consensus pour que le droit de chacune des parties soit respecté. Pour la partie syndicale, la seule solution c’est le respect des accords signés. C’est en tout cas ce qu’a fait savoir le secrétaire général du Saemss. D’après Saourou Sène, les syndicats, avant d’aller en grève, déposent toujours un préavis, mais le gouvernement ne prend pas les devants pour appeler à des concertations avant l’expiration de ce préavis. De même, il soutient que même s’il y a des accords, le gouvernement peine à les respecter. «Nous devons nous battre pour que les accords soient respectés. Nous nous battons pour des questions de survie. Il n’y a pas d’autres solutions, il faut un gouvernement prêt à respecter les accords signés avec les syndicats», a-t-il dit. M. Sène a ainsi répondu à l’interprétation d’une élève en classe de Terminale qui a demandé aux enseignants d’arrêter de faire la grève en pensant à leur avenir. Le syndicaliste a aussi soutenu qu’ils sont aussi touchés par cette situation en tant que parents d’élèves.