L’ancien ministre-conseiller juridique du Président Sall affirme qu’il n’y a aucune possibilité de faire un 3ème mandat. Une réplique à son collègue universitaire Babacar Guèye qui pense que c’est pourtant «juridiquement possible» puisque la nouvelle Constitution ne prévoit pas de dispositions transitoires.
Par Amadou MBODJ & Hamath KANE
3ème mandat. Pas de 3ème mandat. Ismaïla Madior Fall répond à son collègue constitutionnaliste Babacar Guèye qui a indiqué, dimanche, lors de l’émission Grand jury de la Rfm, que la nouvelle Constitution ne comporte pas de dispositions transitoires. Il estime, en conséquence, qu’en l’état, le Président Sall «peut juridiquement» briguer un 3ème mandat à partir de 2024. Alors, hier, en marge de sa visite dans les établissements pénitenciers, celui qui est devenu ministre de la Justice s’est voulu clair : «La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dit : «Le chef de l’Etat est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.»», a-t-il dit et répété 3 fois devant les journalistes.
C’est l’autre duel qui commence entre les deux constitutionnalistes après le débat technique qui les avait opposés sur l’«avis» ou la «décision» du Conseil constitutionnel sur les réformes soumises au référendum, et particulièrement sur l’applicabilité du quinquennat ou pas au mandat de Macky Sall. On se rappelle que Guèye et Fall avaient alors fait valoir leurs points de vue divergents sur la question.
En attendant, un autre constitutionnaliste rejoint Pr Babacar Guèye. Il s’agit de Jacques Mariel Nzouankeu qui, à son tour, se penche sur la «Possibilité, pour le Président Macky Sall, de briguer un 3ème mandat consécutif en 2024», titre de sa contribution. (Voir page 14)
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