Politique économique et sociale : Hott prévoit 5% de croissance pour 2021

Des résultats mitigés ont été enregistrés, du fait du Covid-19, informe la Revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale. Ce document a été un moment fort pour la Société civile de formuler des recommandations, toutes prises en compte par le ministre de l’Economie et du plan. Mais surtout, le ministre en a profité pour confirmer que le taux de croissance du Sénégal sera meilleur que celui de l’année avant la pandémie, à savoir 5% à la fin de l’année.Par Khady SONKO –
Selon la Revue annuelle conjointe (Rac) 2021, avec la pandémie du Covid-19, des résultats mitigés ont été notés dans certains domaines en 2020. Le ministre de l’Economie et du plan affirme que des secteurs phare se sont montrés résilients et ont enregistré des avancées notoires, grâce à une bonne exécution du Plan de résilience économique et sociale (Pres).
«S’agissant de la prise en compte du genre dans les politiques publiques, des efforts restent à faire. Le gouvernement s’engage à renforcer les audits genre dans les ministères, à renforcer la protection des enfants et à travailler ultérieurement dans les questions de suivi», promet Amadou Hott.
A l’en croire, le gouvernement est en train de finaliser la Stratégie nationale de développement du secteur privé qui permettra de renforcer l’attractivité de l’investissement privé et la compétitivité de l’économie. De ce point de vue, le cadre de dialogue autour du Conseil présidentiel sur l’investissement sera bientôt organisé par le gouvernement et ce sera l’occasion d’identifier les mesures d’urgence à prendre en vue de maintenir l’économie nationale sur la rampe de l’émergence.
S’agissant des préoccupations des collectivités territoriales, M. Hott promet de voir avec son collègue en charge, comment renforcer la couverture du Pacasen rural.
Il a salué la résilience de l’économie malgré la persistance de la pandémie du Covid-19. Cette dynamique, soutenue par les investissements dans les secteurs productifs et les infrastructures, sera, d’après lui, poursuivie dans la mise en œuvre du Pap2A sur la période 2021-2023.
Le gouvernement s’engage en outre à poursuivre les réformes déjà engagées pour accélérer la mise aux normes de l’environnement des affaires aux standards internationaux et régionaux, afin de promouvoir les conditions propices à l’émergence d’un secteur privé dynamique et compétitif. «Aucun segment de notre économie, ni de notre territoire ne sera laissé en rade», a promis Amadou Hott. D’après lui, en dépit du contexte international extrêmement difficile, les Sénégalais doivent garder espoir au regard des perspectives de relance de l’économie nationale, notées avec un net redressement de la croissance qui se situera autour de 5% en 2021.
«Le gouvernement consolidera cette dynamique en accélérant les réformes du Pap2A. D’ores et déjà, il a été noté la suppression de la prime fixe sur l’électricité pour les producteurs rizicoles au niveau de la vallée du fleuve Sénégal», rappelle Amadou Hott.
5% de Pib attendus en fin décembre 2021
Dans ce contexte de crise du Covid-19, les résultats enregistrés au niveau économique se sont traduits par une baisse du rythme de croissance du Pib. Ainsi, le Pib réel s’est établi à 1,5% en 2020 contre 4,4% en 2019. «Ce ralentissement de l’activité économique doit plutôt être perçu comme une performance dans un contexte de récession de l’économie mondiale», convainc Amadou Hott.
Ce résultat est, selon lui, le fruit de l’efficacité de la riposte du Sénégal face à cette pandémie, avec le Pres, doté du fonds «Force Covid-19» de 1000 milliards de francs Cfa.
«Cet effort exceptionnel a nécessité un creusement du déficit public qui s’est retrouvé à 6,4% du Pib en 2020, du fait de l’ensemble des nouvelles mesures prises dans le cadre du Pres pour soutenir la santé, les populations, les entreprises et la diaspora», rappelle le ministre de l’Economie. Ainsi, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 5% en fin décembre 2021, contre une projection initiale de 3,7%, à la faveur des efforts d’exécution des investissements structurants.
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