On dit que toute «Révolution» a tendance à manger ses enfants. On nous cite en illustrations, la Révolution française, qui a lancé sa «Terreur», la «Révolution d’Octobre» en Union soviétique, ou même, plus près de nous, «la Rectification» de Blaise Compaoré au Burkina, qui a éliminé Sankara et quelques-uns de ses compagnons. Au Sénégal, les «Patriotes» ne sont pas encore aussi sanglants que les «révolutionnaires» des autres pays, mais ils semblent se haïr entre eux autant ou plus qu’ils haïssent les autres. Ils doivent prier pour ne pas finir comme les autres.
Par Sucré-Salé