Construire un rapport annuel d’activités avec des indicateurs fiables et valides. C’est là un des objectifs de l’atelier de partage des orientations de l’année scolaire 2017-2018 et de mise à jour des outils de collecte de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) qui a réuni les coordonnateurs régionaux. Entre autres objectifs également, on peut noter que l’Agence veut l’élargissement de l’accès des 0-3 ans dans les structures de développement intégré de la petite enfance.
L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) veut désormais des indicateurs fiables et valides pour construire son rapport annuel d’activités. A cet effet, elle organise un atelier de trois jours de partage des orientations de l’année scolaire 2017-2018 avec les coordonnateurs régionaux pour mettre à jour le rapport. Pour cette année, elle veut identifier des indicateurs pertinents qui, selon la directrice de l’Agence, Thérèse Diouf Faye, peuvent être renseignés sans difficulté réelle. Cet atelier sera également un moment pour ces coordonnateurs de partager des orientations majeures de la mise en œuvre de notre plan stratégique de développement 2016-2020. Tout de même, constate la directrice de l’Anpectp, la raréfaction des ressources financières ne permet pas de réaliser toutes les ambitions contenues dans ce document stratégique. Mais de l’avis de Thérèse Faye Diouf, il faut des ressorts pour aller de l’avant.
C’est en ce sens d’ailleurs que l’Anpectp a repris le programme de construction de structures de Développement intégré de la petite enfance (Dipe). «Depuis trois ans, elle a réalisé 51 cases des tout-petits sur l’étendue du territoire national», soutient-elle. Sans compter, rappelle-t-elle, les 30 cases des tout-petits qui doivent être réalisées dans le cadre du projet de développement de la petite enfance avec la Koica en 2018-2021 dans les régions de Kaolack et Fatick en raison de 10 cases par an.
L’élargissement plus accru de l’accès des 0-3ans dans les Dipe est toujours un défi. Puisque malgré les efforts, le taux brut de scolarisation des moins de 3 ans est de seulement 17,8%. «La prise en charge de cette cible n’est donc pas effective», reconnaît la directrice de l’Agence. C’est d’ailleurs pour cette raison que les responsables des structures de prise en charge de la petite enfance sont invités à développer des stratégies pour enrôler davantage les enfants de cette cible dans les cases des tout-petits, à travers l’installation d’espace d’éveil et de simulation précoce. La directrice compte sur le partenariat. Le Conseil de surveillance a déjà donné des instructions à l’Anpect de signer au niveau central des conventions de partenariat avec les partenaires au développement. «A ce jour, nous avons noué des partenariats avec World vision, Chilfund, Conterpart», informe la directrice.
Les collectivités locales ont aussi un rôle à jouer dans la mise en place d’espaces d’éveil. «Nous avons besoin de l’engagement et de l’implication de tous les acteurs, des parents, des communautés pour une petite enfance en bonne santé, bien nourrie, bien élevée, et bien éduquée pour accompagner cette cible dans la vie», indique encore Thérèse Faye Diouf.
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