Abbé Alphonse Seck sur l’observation électorale de l’Eglise : «Nous allons voir ce qui se passe sur le terrain et en témoigner»

L’Eglise sénégalaise compte jouer pleinement sa mission d’observation de la Présidentielle du 24 février. Elle a, pour ce faire, organisé une session de deux jours, samedi et dimanche derniers, à Rufisque pour renforcer les capacités de ses équipes. «Cette formation est une étape de préparation pour l’observation électorale. Nous rassemblons ici les superviseurs qui sont des formateurs de formateurs et qui, le week-end prochain, vont démultiplier dans tous les diocèses ce qu’ils ont reçu aujourd’hui comme formation», a expliqué abbé Alphonse Seck, secrétaire exécutif de la Commission justice et paix. «Les superviseurs qui ont été formés ce week-end vont rejoindre les 900 et quelques observateurs qui sont sur le terrain pour leur passer l’ensemble des informations qu’ils ont reçues pour les préparer de façon définitive à l’observation des élections pour le 24 février», a-t-il poursuivi. Mais il a aussi semblé répondre aux critiques formulées par certains sur l’observation de l’Eglise. Le non moins secrétaire général de Caritas Sénégal précise ainsi que l’Eglise est à sa quatrième mission d’observation d’élections au Sénégal. Même si la conférence épiscopale n’a pas les moyens de la Cenco de la République démocratique du Congo qui avait déployé 40 mille observateurs, elle compte couvrir le maximum de bureaux de vote. «Ce que nous pouvons assurer, c’est que nous allons observer ce qui se passe sur le terrain et en témoigner», a promis l’abbé Seck tout en espérant que ce sera dans le sens de la sincérité de l’élection et de la bonne conduite du processus pour «des résultats transparents et acceptables pour tous».
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