Accès aux marchés financés par la Banque mondiale : Beaucoup de failles dans les soumissions

Par Amadou MBODJ –
La Banque mondiale appelle les soumissionnaires aux marchés qu’elle finance au Sénégal à être plus attentifs. Car la manière dont certains soumissionnaires remplissent les dossiers d’appel d’offres laisse à désirer. «Dans les appels d’offres, nous avons des critères d’évaluation et de qualification. Et on note des faiblesses dans l’utilisation des formulaires que les projets envoient aux soumissionnaires. On voit que les formulaires ne sont pas bien remplis, des informations parfois sont manquantes. Et ça mène au rejet des offres», a indiqué mardi, Laurent Mehdi Brito, Spécialiste principal en gouvernance et passation des marchés à la Banque mondiale. M. Brito intervenait lors d’un atelier organisé par l’institution de Bretton Woods en partenariat avec le ministère des Finances et du budget, sur la participation du secteur privé et des organisations de la Société civile aux marchés qu’elle finance. L’objectif général a été de faire connaître aux participants les opportunités de marchés et le cadre de transparence de la Banque mondiale dans les marchés qu’elle finance. «Nous allons passer en revue les mécanismes et voir où se situent les faiblesses, la non-utilisation des formulaires, des informations incomplètes, parfois inexactes», ajoute le spécialiste en passation de marchés à la Banque mondiale. Lequel assure que «généralement, dans les marchés financés par la Banque mondiale, il n’y a pas vraiment de problème de disponibilité de fonds.
Le secteur privé et les organisations de la Société civile doivent ainsi être mieux édifiés sur les marchés qui sont financés par la Banque mondiale ici au Sénégal, afin qu’ils puissent y avoir accès, en leur indiquant les sources d’informations, leur montrer qu’il y a une certaine transparence dans les marchés. Mais surtout aussi donner des informations sur comment présenter de bonnes offres pour que les entreprises puissent gagner des marchés et les exécuter».
Au niveau de la phase d’exécution, certains contrats n’arrivent pas à terme ou avec beaucoup de retard. La Banque mondiale veut aujourd’hui lever tous ces écueils notés dans l’exécution de son portefeuille au Sénégal, évalué à plus de 3 mille milliards de dollars.
ambodji@lequotidien.sn