Les leaders de Benno bokk yaakaar ont dénoncé «l’appel à l’insurrection» de Ousmane Sonko qui a causé une dizaine de morts. Macky Sall et ses alliés appellent à se dresser contre «un tel projet anti républicain, anti démocratique, anti national et anti populaire».

Près de deux semaines après les violentes manifestations nées de l’arrestation de Ousmane Sonko qui lui ont imposé le silence, la coalition Benno bokk yaakaar se remobilise. Et cette fois-ci, ce sont les leaders eux-mêmes qui se sont réunis samedi autour du Président Macky Sall pour se pencher sur ces événements qui ont fait une dizaine de morts. Sans nommer Ousmane Sonko, la majorité présidentielle accuse «l’appel à l’insurrection lancé par le leader d’un parti de l’opposition pour se protéger contre la plainte pour viol et menace de mort déposée contre lui par une jeune Sénégalaise, après avoir refusé de déférer à la convocation de la gendarmerie, rejeté l’invite de ses pairs à la commission de l’Assemblée nationale et ignoré la convocation du juge». En dépit du discours du 8 mars qui est «un appel à la réconciliation des cœurs et des esprits», Macky Sall et ses alliés sont convaincus que «le caractère ciblé des attaques, préfectures, Brigades de gendarmerie, Commissariats de police, traduit une volonté politique avérée de subversion de la République, de renversement de notre système démocratique acquis de haute lutte». Pour eux, «ces agissements indiquent très clairement que notre pays est devenu une cible du fait de la découverte des ressources naturelles comme le pétrole et le gaz et qu’il constitue le dernier verrou du terrorisme pour accéder à l’océan». Mais «devant un tel projet anti républicain, anti démocratique, anti national et anti populaire», Bby entend se dresser «comme un seul homme pour défendre la République, la démocratie, la Nation et les populations». C’est dans ce contexte qu’elle appelle «les forces vives de la Nation, éprises de paix et de justice, à se mobiliser sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora pour dire non à la terreur, à la violence, au projet anti républicain».
La Conférence des leaders salue le «professionnalisme» des forces de défense et de sécurité, la «robustesse de nos institutions» et «la dignité et la mesure avec lesquelles le président de la République a géré la situation».