Le ministère de l’Elevage et des productions animales, a tenu, ce week-end à Saly, l’atelier-bilan de la campagne de vaccination du cheptel 2018. A cette occasion, le ministre Aminata Mbengue Ndiaye a relevé que, malgré les progrès notés, il reste beaucoup à faire. «Pour le moment, les résultats obtenus ne sont pas encore à la hauteur de nos attentes, mais de réels progrès ont été accomplis grâce aux mesures prises pour lever les contraintes récurrentes qui plombaient les campagnes», a mentionné le ministre.
Entre autres contraintes, elle souligne celles liées à «l’approvisionnement en vaccins, aux parcs à vaccination, aux ressources humaines, à la mobilité des agents et au matériel de froid». Mais si l’on en croit Aminata Mbengue Ndiaye, toutes ces difficultés sont en train d’être résolues. «S’agissant de la problématique des vaccins, en attendant l’acquisition et la mise en service d’un système intégré de lyophilisation au niveau de l’Isra avec qui une convention a été d’ailleurs signée pour alléger les procédures de leur fourniture, mon département a sollicité le service du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) pour la commande de vaccins à l’extérieur afin de satisfaire les besoins de la Campagne. Cependant, une partie est également confiée à l’Isra en fonction de ses capacités de production», précise le ministre.
Pour les parcs à vaccination, indique-t-elle, «outre la centaine construite entre 2014 et 2017, le Projet Redisse va en construire 151, le Praps 15 et le Pasa 09 en 2018, tous conçus de façon mixte pour prendre en charge la contention des bovins et des petits ruminants et avec en sus des quais d’embarquement pour certains d’entre eux… ». le ministre poursuit : «Concernant le personnel technique recruté en 2016, 40 Docteurs vétérinaires, 60 ingénieurs des travaux d’élevage et 140 agents techniques d’élevage ont été déployés et progressivement mis à niveau à travers des sessions de formation réalisées au titre des projets Prpz, Praps et avec l’appui de la Fao.
Enfin, les déficits en moyens logistiques et en équipements, notamment en chaîne de froid, sont en train d’être progressivement résorbés grâce aux acquisitions régulièrement faites avec les ressources du Prpz et des autres Projets…»
La vaccination de masse a concerné cinq maladies prioritaires, notamment «la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste équine et la maladie de Newcastle».
Par rapport aux objectifs de vaccination, le ministère de de l’Elevage et des productions animales parle de «taux de réalisations de  49,56% pour la peste des petits ruminants, 70,54% pour la peste équine, 130% pour la dermatose nodulaire contagieuse bovine, 90,13% pour la péripneumonie contagieuse bovine, 16,51% pour la maladie de Newcastle».
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