Apiculture – Développement de la filière : Mabouba Diagne demande aux acteurs de s’organiser

Le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage demande aux acteurs de la filière apicole de s’organiser pour mieux capter des accompagnements.
Par Khady SONKO – Le Sénégal n’a pas un problème de financements, mais d’organisation dans le secteur de l’apiculture, selon le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage. «Il faut s’organiser d’abord pour qu’on puisse vous former, vous formaliser, et le financement va venir», a recommandé Mabouba Diagne. Il s’exprimait hier à l’ouverture du Congrès international de l’apiculture en Casamance, qui se tient du 6 au 8 décembre 2024.
Produites de manière bio en Casamance, des variétés de miel ont été exposées dans des stands devant la Gouvernance. Les exposants sont venus des trois régions de la région naturelle de la Casamance, à savoir Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, mais aussi de l’intérieur du pays. Ils disent être confrontés à des contraintes liées surtout à l’accès aux financements et aux marchés internationaux.
«Nous avons des corridors pour exploiter les marchés européen, asiatique, américain. J’ai l’intime conviction que le problème de débouché ne va pas se poser. Aussi, le label peut vendre le produit», a dit Mabouba Diagne.
Mais, estime-t-il, les apiculteurs ont besoin d’équipements modernes, d’une meilleure organisation de la collecte et de la valorisation des productions. C’est dans ce cadre qu’il a remis au comité d’organisation du congrès 100 ruches, 10 enfumoirs, 10 pressoirs à miel.
Ces équipements devraient permettre aux bénéficiaires d’améliorer leur production, leur collecte et leur productivité quantitativement et qualitativement. «Le gouvernement vise à lever les principales contraintes afin d’augmenter la production nationale, réduire les importations et lutter efficacement contre la pauvreté en milieu rural», a fait savoir le Masae.
Qui invite les acteurs à créer une interprofession. Ainsi, avec les partenaires et l’administration locale, le défi peut être relevé.
Pour permettre à la filière apicole de contribuer à l’atteinte des objectifs et à la stratégie de la souveraineté alimentaire, des actions phares sont prévues. Il s’agit du renforcement de la structuration des acteurs par la mise en place de coopératives agricoles communautaires fonctionnelles et d’une interprofession apicole conformément aux directives de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, la construction de nouveaux centres d’encadrement et de formation, ainsi que la réhabilitation de l’équipement apicole de Kolda.
S’y ajoutent la construction de nouvelles mielleries et de centres de traitement de la cire d’abeille, l’appui à l’installation de centres apicoles privés au profit des jeunes, particulièrement des étudiants, le renforcement de capacités des acteurs aux techniques apicoles modernes, la facilitation de l’accès à un crédit adapté aux spécificités de la filière.
ksonko@lequotidien.sn