Les facteurs humains sont responsables de 90% des accidents de la circulation au Sénégal, a révélé vendredi le ministre des Infrastructures et des transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, dénonçant «les surcharges et l’excès de vitesse» sur les routes sénégalaises. «Nous continuons à dénoncer les surcharges, l’état des bus de transport en commun et des pneus, mais aussi l’excès de vitesse et le comportement des automobilistes à l’origine de plus de 90% des accidents de la route», a-t-il déclaré lors d’une visite effectuée à Yamong, un village du département de Koungheul, où un accident de la circulation impliquant un bus en partance pour Kédougou a fait 14 morts et une quarantaine de blessés, jeudi.

«On ne peut pas continuer à tuer les Sénégalais comme des mouches, parce que tout simplement on est en quête effrénée de gain facile. On ne peut se permettre de surcharger les bus de marchandises et de voyageurs», a-t-il fait valoir à l’Aps. Il estime que ces comportements sont à l’origine de beaucoup de pertes en vie humaine. «Cela doit cesser», a-t-il martelé.