Le ministre du Tourisme et des transports aériens rassure par rapport à la situation financière de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne. Réagissant par rapport à un article de Jeune Afrique, Alioune Sarr demande à se fier aux organes habilités pour parler des comptes financiers de l’Asecna plutôt qu’à des informations qui agressent la compagnie.

«L’Asecna a une santé financière extrêmement bonne, les comptes sont très positifs, également l’accompagnement et l’organisation de l’agence sont de grande qualité», a soutenu hier le ministre du Tourisme et des transports aériens en marge de la 140e réunion du Conseil d’administration de l’Asecna. Alioune Sarr réagissait par rapport à une publication de Jeune Afrique. Lequel avait publié un article sur la gestion «budgétaire catastrophique» de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne. Une enquête qui fait état «d’une dizaines de milliards de francs Cfa qui s’étaient évaporés, vraisemblablement dé­tournés».
Bien qu’étant conscient qu’une conférence de presse est prévue pour parler de cette affaire, M. Sarr a pourtant tenu à préciser que «nous devons garder notre outil d’intégration qui est l’Asecna». Et d’ajouter : «Nous avons des organes habilités pour parler des comptes financiers de l’Asecna. Nous avons des commissaires au compte, des organes certifiés, des hommes et des femmes qui ont prêté serment, qui accompagnent l’agence etc.». Il pense à ce niveau «qu’il faut plus se fier à ceux-là plutôt qu’à des informations qui agressent notre compagnie.»
L’ex-ministre du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des Pme poursuit : «Je pense que nous devons démontrer aussi qu’en Afrique nous avons des organes forts, des compagnies qui marchent, des agences qui sont crédibles. Sinon chaque année, l’agence n’aurait pas ces certifications de l’Oaci (Organi­sation de l’avion civile internationale : Ndlr), ces satisfecit du monde de la société civile. Et je ne peux qu’encourager l’agence.»
Le directeur général de l’Asecna a voulu être bref en ce qui concerne cette question. Interpellé, il dit : «Je peux vous rassurer que les comptes de l’Asecna sont bons et que sa situation financière n’a jamais été aussi bonne depuis 60 ans.»
Par contre, Mohamed Moussa est largement revenu sur la situation de la sécurité de la navigation aérienne dans les pays couverts par l’Asecna. A l’en croire, pour 2018, ils ont accompli la meilleure performance mondiale de sécurité aérienne avec 0,84% d’incidents sur 100 mille vols. «La perspective de cette année est meilleure encore», vante M. Moussa. Qui indique qu’en «7 mois, nous n’avons qu’un incident sur 100 mille vols. C’est extraordinaire, nous n’avons jamais connu cette situation». Il espère ainsi qu’ils seront capables d’améliorer encore cette performance. «Nous sommes en train de progresser vers la surveillance des avions sur les 16 millions de km2. Aujourd’hui, nous pouvons visualiser les avions. Ce qui fait que l’Asecna est prête», a-t-il informé, lors de la 140e session du Conseil d’administration de cet organisme. Non sans affirmer en sus que l’Asecna est considérée comme le meilleur organisme de service de navigation aérienne du monde. Ce qui fait peut-être, selon lui, «que certaines personnes qui n’ont pas l’habitude de voir l’Afrique briller sont surprises de cette situation».
La 140e session du Conseil d’administration de l’Asecna est essentiellement consacrée aux questions budgétaires que sont des comptes. C’est donc une occasion pour les administrateurs de faire le point sur le fonctionnement opérationnel de l’agence, mais aussi la situation de ces comptes financiers.
mfkebe@lequotidien.sn