Bargny – Mobilisation de femmes transformatrices A Khelcom, la centrale n’a pas que des contempteurs

Alors qu’une partie des femmes transformatrices de produits halieutiques du site de Khelcom à Bargny sont en croisade contre la centrale qu’elles veulent voir être démantelée pour un autre lieu, celles regroupées autour du mouvement «And ak centrale bi suxxali Khelcom» ne partagent point cet avis. Autour d’une forte mobilisation samedi, ces dernières ont relevé les avantages qu’elles tirent de la cohabitation avec la Centrale à charbon, tout en pointant la «campagne de diabolisation contre la centrale» orchestrée par certaines des femmes du site influencées par des Ong. «La centrale nous appuie dans nos activités depuis son installation. Ils n’ont jamais posé d’acte allant dans le sens de perturber nos activités. Les dirigeants de la centrale ont posé beaucoup d’actions pour l’épanouissement des femmes transformatrices de Khelcom», déclare Marième Thioune, présidente d’un des Gie regroupés autour de la tendance favorable à la centrale. «Lors du Covid, la centrale a appuyé les femmes en bons alimentaires pour une valeur de 10 millions de francs. 20 millions ont été dégagés pour nous appuyer aussi lors du mois de Ramadan, sans compter les actions dans les secteurs de l’éducation et de la santé», a-t-elle ainsi listé. Mme Thioune a en outre exprimé la volonté des dirigeants de la centrale de leur construire sur le site une infrastructure moderne. Initiative qui, selon elle, bute sur un problème foncier sur le site qui serait réservé pour le projet d’implantation de la sidérurgie Tosyali. «C’est un mauvais procès qu’on fait à la centrale. Nous tirons grandement profit de la cohabitation», a insisté Awa Guèye, habitant à Miname, à quelques encablures de l’infrastructure. Même si des désagréments ne peuvent manquer dans cette cohabitation, la centrale agit en toute responsabilité à chaque fois, a souligné Mme Thioune. «Je peux citer comme exemple ce qui s’était passé il y a 3 ans. Des eaux en provenance de la centrale avaient détruit nos produits. Toutes les femmes qui avaient subi cette épreuve ont été dédommagées par la centrale sous la supervision de la mairie», a-t-elle posé. Tout ce que ces femmes attendent, c’est le passage au gaz et la poursuite de l’activité sur le site. Recevant la semaine d’avant le député Guy Marius Sagna, des femmes de Khelcom, dirigées par Fatou Samba, avaient exigé le démantèlement de la centrale à cause des effets néfastes sur leur activité, ainsi que sur toute la commune fortement impactée sur le plan environnemental. Le député avait promis d’interpeller le gouvernement sur la question au terme de sa visite.
Par Alioune Badara NDIAYE – abndiaye@lequotidien.sn