Inspiré par Birago Diop, Issa Thioro Guèye dénonce dans les bonnes feuilles de «Kourti-Kourti» la fuite des ressources africaines vers l’Europe. «Pillages, razzias, sacs, vols, marché noir, complicités locales, missions scientifiques douteuses, expéditions faussement savantes… Autant de voies et moyens ayant permis de s’emparer de gros butins, symboles d’abord de triomphe des envahisseurs. Pour perpétuer les chants d’une victoire sans gloire, on exposait les attributs guerriers aux regards impudiques de curieux visiteurs de 7 à 77 ans… En restituant des ‘’vieilleries’’ plus de 100 ans après, la France composte un ticket de bonne conscience», relève-t-il.
Dans le sillage du rapport du duo Felwine Sarr-Bénédict Savoy, Issa Thioro Guèye interpelle l’Organisation internationale de la Francophonie et propose trois options pour le retour des objets africains en Afrique. Premièrement, il y a «la fermeture immédiate de tous les musées établis dans un espace francophone et qui tiennent leur notoriété de la présence des œuvres africaines ainsi que leur rétrocession à la propriété originelle». Deuxièmement, sachant que le pillage de l’Afrique, et pas que, a fait le lit de la prospérité du vieux continent et continue de l’entretenir, nous soutenons qu’il ne faudrait pas estimer les richesses gratuitement tirées de l’Afrique et nous donner un chèque, étant entendu qu’aucune réparation financière ne serait juste. Alors, nous demandons «la saisine des avoirs bancaires et non bancaires de ces musées». Troisièmement, l’Organisation internationale de la Francophonie devra veiller à faire appliquer la sanction à tous les pays pilleurs.
En exclusivité, nous publions les bonnes feuilles de «Kourti-Kourti», le prochain roman de l’éditorialiste et expert en communication Issa Thioro Guèye qui, dans l’ouvrage, fait de la ville de Gabana «un mondopole», la cité de tous les rêves… C’est un livre d’émotion et de raison qui fait la part belle à ce que l’Africain a de plus intime : sa dignité. Dans cet ouvrage, le journaliste de formation veut mobiliser 200 millions de francs pour accompagner le projet «Zéro abri provisoire et zéro bidonville». L’idée, pour Issa Thioro Guèye, est de vendre 25 mille exemplaires au moins.