L’affaire Onana continue de polluer l’atmosphère au Cameroun. D’aucuns ne comprennent toujours pas le comportement du gardien des Lions Indomptables qui a retardé son arrivée en Côte d’Ivoire au profit de son club, Manchester United.

Le choix de André Onana entre son club, ManU, et son pays, a suscité des réactions, avec de nombreuses critiques exprimant leur désapprobation par rapport au comportement du gardien camerounais.

Certains ont manifesté leur déception face à cette décision. Walîd Acherchour, éditorialiste sportif, a poussé un coup de gueule envers le gardien camerounais. «Comment demander du respect de la part des Européens, quand les Africains ne se respectent pas ? Peu importe ce qui se passe, le fait de galvauder une préparation de la Can, le fait d’arriver en cours de route, quel signal tu envoies à ton pays ? Quel signal tu envoies à la compétition ? Quel signal tu envoies à tes coéquipiers ?»

«J’aimerais entendre Samuel Eto’o, lui qui met l’Afrique tout en haut…»
«C’est un scandale et que ça soit de la part du joueur, mais surtout de la part de la Fédération camerounaise. Si ça se passe comme on nous l’explique, j’aimerais entendre Samuel Eto’o, lui qui met l’Afrique tout en haut, lui qui met la Can tout en haut, lui qui a toujours eu de beaux discours là-dessus. Comment on peut accepter que Onana arrive, que ce soit la veille, ou pire après le premier match, sans avoir vécu avec le groupe ? Comment l’un des meilleurs gardiens africains peut mépriser la Can ? Comment mépriser son pays ?»

La sortie cinglante de Sébastien Bassong sur Onana
Cette situation indispose aussi Sébastien Bassong, ancien international camerounais (18 sélections). «C’est irrespectueux des deux côtés. C’est irrespectueux de la part de Manchester United de demander à Onana de faire une telle chose et c’est vraiment bas de la part de Onana de l’envisager. Cela envoie un très mauvais message non seulement pour le Cameroun, mais aussi pour le respect que les gens auront pour la Can et la façon dont ils devraient nous traiter. Si nous ne pouvons même pas nous respecter nous-mêmes, comment pouvons-nous nous attendre à ce que les autres nous traitent différemment», a déclaré Bassong sur la Bbc.