Quand deux équipes d’une même poule se retrouvent en finale, forcément cela donne de chaudes explications. C’est le cas du Sénégal et de l’Algérie qui vont livrer une bataille sans merci ce soir au Caire pour remporter le trophée continental.

«Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne.» Cette phrase revient souvent dans les propos des finalistes. Une manière de camper l’enjeu d’une telle rencontre où seul le trophée continental intéresse les 22 acteurs.
Du coup, entre le Sénégal et l’Algérie, on ne se fera pas de cadeaux même si les deux équipes vont être coachées par deux amis d’enfance, du même âge et qui ont grandi ensemble en banlieue parisienne.
Mais c’est surtout sur la pelouse du stade International du Caire que la bataille sera âpre. En conférence de presse, Krépin Diatta a voulu vite évacuer la défaite du premier tour face au même adversaire. «Sur le premier match, je crois qu’on a trébuché. Mais, on a retenu la leçon», a soutenu le milieu offensif des Lions, qui affiche ses ambitions pour la finale. «On a à cœur de jouer et de gagner la finale. C’est la seule chose qui compte pour nous. Personnellement, je suis bien dans ma tête. Je n’ai aucun problème pour jouer à différents postes. J’essaie de m’adapter à tous les postes que ce soit à gauche, à droite ou au milieu. L’essentiel c’est de se donner à fond et d’offrir ce trophée au Peuple sénégalais.»
Mais en face aussi, on veut gagner pour le Peuple algérien. «On se concentre sur cette finale et on a envie de montrer de belles choses et de la gagner pour le Peuple algérien. Cette équipe a connu beaucoup d’échecs ces dernières années. On a envie de changer la donne. On a envie de terminer en beauté», a soutenu le milieu défensif des Fennecs Guédioura.
Notons qu’au niveau des statistiques, faut savoir qu’avant la finale du 19 juillet, Algériens et Sénégalais se sont croisés à 22 reprises – la dernière fois pas plus tard que le 27 juin, lors du premier tour (victoire 1-0 des Verts). Et le bilan global est largement favorable aux Nord-Africains, avec 13 victoires, 5 nuls et 4 défaites. C’est en 1990 que Chérif Oudjani a offert à l’Algérie son seul et unique titre continental. Le Sénégal ne l’ayant jusqu’à présent jamais gagné après une finale perdue en 2002 face au Cameroun.
Rappelons enfin que c’est finalement le Camerounais Alioum qui va arbitrer la finale à la place du Sud-africain Gomes dont le nom avait été avancé.