Citoyens du Sénégal, il est temps de dire non

«Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la Justice. Je ne veux pas pour lui de n’importe quelle grandeur, fût-ce celle du sang ou du mensonge. C’est faisant vivre la Justice que je veux le faire vivre», disait Albert Camus.
Il avait bien raison, ce grand visionnaire. Et c’est d’ailleurs pourquoi je partage entièrement son assertion, au vu de la situation qui prévaut dans notre pays.
Le mensonge et l’affabulation sont en effet devenus les outils de propagande par lesquels des forcenés espèrent déstabiliser notre pays.
Et c’est pourquoi je me désole que les voix crédibles capables d’incarner la République et de défendre l’Etat de droit soient inaudibles.
Attaquer les fondements de notre Nation pour espérer déstabiliser un régime politique démocratiquement élu est un défi lancé à tous les Sénégalais.
Et j’entends faire entendre ma position dans la limite de mes modestes moyens.
Car il est dommage pour notre génération que nous soyons les instigateurs de l’affaissement de nos équilibres socio-politiques, en menaçant notre stabilité nationale au nom d’une quelconque cause qui repose avant tout sur une agression politique censée défendre les Sénégalais contre des dangers et une dictature qui n’existent que dans l’imaginaire des nihilistes et autres adeptes du chaos.
Ce pays, le Sénégal, nous le protégerons contre toutes les menaces, au premier rang desquelles la tentative d’imposer une idéologie qui remet en cause le fondement même de notre commune volonté de vivre ensemble.
Les serviteurs fanatisés de cette révolution de salon peuvent s’agiter dans tous les sens et continuer de politiser un dossier judiciaire pour servir de prétexte à la désobéissance civile et au culte de la violence, désormais érigés en armes politiques, il n’en demeurera pas moins que l’Etat remplira envers et contre tout sa première mission : garantir la sécurité des personnes et des biens, et à l’application sans discernement de la Loi dans toute sa rigueur.
Le reste est notre combat personnel.
Cissé Kane NDAO
Président ADER