«Nous tenons particulièrement à adresser nos sincères remerciements à la Dgid (Direction générale des impôts et domaines) pour son accompagnement dans notre combat face à des entreprises installées à Rufisque et qui font tout pour ne pas payer les impôts», a tenu à préciser Daouda Niang, maire de la ville mardi à l’occasion d’un Conseil municipal portant sur le vote d’une autorisation spéciale et d’un virement de crédit. L’édile a aussi salué les efforts consentis par le payeur départemental pour le recouvrement des recettes indiquées par la Dgid. «Il y avait un certain laxisme. Certaines entreprises payaient de façon dégressive. C’est-à-dire que d’année en année le montant se retrouvait rabaissé et d’autres (entreprises) n’ayant jamais payé sans la moindre explication. C’est avec la fameuse rencontre de la Dgid avec la ville que des corrections ont été apportées et nous avons depuis lors eu un petit éclairci», a fait savoir pour sa part Amadou Sène Niang, le porte-parole du maire. «Ce travail important de la Dgid a permis d’engranger un montant de 244 millions», a-t-il salué, expliquant que cette somme recouvrée est l’objet même du Conseil municipal organisé. A en croire le maire de la vieille Cité, le travail dans cette traque aux impôts ne fait que commencer. «Le Conseil municipal m’a donné quitus pour continuer ce combat et tant que le Directeur général Cheikh Tidiane Bâ est là, nous gardons espoir vu tous les efforts qu’il fait», a laissé entendre M. Niang, épinglant, notamment la Senelec, Aggreko, Global Contour au nombre des mauvais payeurs. «Nous avons constaté qu’au bas mot, la Senelec et les sociétés qui sont au Cap des biches nous devraient au moins 5 milliards», a émis en ce sens, le porte- parole du maire. Pour lui, ces sociétés sont en train de faire des pieds et des mains pour ne pas s’acquitter de leur dû. La mairie s’est aussi offusquée de l’exonération faite par l’Etat à la Sococim «sans compensation à la ville» en retour. «En principe, si la Sococim était imposée au réel, c’est 5 milliards qu’elle devrait payer, mais elle est imposée à partir de l’audit qui a été fait en 2003…», a laissé entendre le porte-parole du maire. Ce qui, selon lui, fait que sur les 2,6 milliards de francs que la Sococim devrait payer, la mairie ne reçoit qu’1,3 milliard de francs Cfa. Le recouvrement optimal des impôts que Amadou Sène Niang a évalué à «presque 10 milliards» si les entreprises implantées dans le périmètre de la ville s’acquittaient normalement des impositions, est le plus grand combat de l’équipe municipale dirigée par le maire Daouda Niang. «Je ne me lasserai jamais dans ce combat d’autant que je bénéficie du soutien de la Dgid, du C onseil municipal ainsi que de celui des populations. Ces entreprises ne peuvent engranger des recettes importantes et refuser de payer la patente dans son entièreté», a ainsi juré l’édile.
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