Pour garder intacte la mémoire de l’holocauste et lutter contre la violence et la haine, l’ambassade d’Israël au Sénégal a convié ce jeudi dans sa résidence des étudiants et Simon Henri Goldberg, fils de Sarah Goldberg qui a vécu dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau en Pologne. Doublement raconté par le film de Patricia Niedz­wiecki et par son fils, cette femme a permis de capter l’atrocité des événements qui se sont déroulés durant cette période de la Shoah et la nécessité de bâtir une société sans violence ni haine.

Parfois, un souvenir peut être douloureux. Mais même s’il l’est, on ne peut pas s’empêcher de le raconter. Ce jeudi, lors de la commémoration de la Shoah dans sa résidence, l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, son Excellence Roï Rosenblit, a souligné «l’importance de se rappeler et de raconter l’histoire de ces millions de personnes qui ne désiraient que vivre dans la paix à Varsovie, à Paris, et ailleurs en Europe». «Ma grand-mère, à l’image de la mère de Henri Goldberg dont l’histoire sera projetée tout à l’heure, a survécu et gardé sa vie durant les stigmates de l’horreur», a noté son Excellence. C’est en effet des millions de Juifs qui ont été persécutés dans les camps nazis entre 1939 et 1945. Et parmi eux, on décompte plus de 6 millions de victimes. Il était donc important et nécessaire aux yeux de l’ambassadeur de se rappeler d’eux, 74 ans après, par devoir historique, mais aussi et surtout pour lutter contre la haine, la violence entre les Peuples. «Nous n’avons pas le droit de faire l’apologie de la violence contre qui que ce soit sur la base de la couleur, du sexe, des croyances, de l’appartenance ethnique ou linguistique. Personne n’est autorisé à lever la main contre un autre être humain, car il est différent. C’est notre responsabilité commune de cultiver la différence. Plus jamais l’holocauste !», a déclaré l’ambassadeur Roï Rosenblit.
Pour le fils de Sarah Goldberg, Simon Henri Goldberg, dont la mère a subi l’holocauste, il était également important de témoigner, de transmettre, de parler du «génocide des Juifs», des camps d’extermination juive. Mais à quoi bon ? «Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter. La mémoire pourrait servir à éviter le retour de l’extrême droite et des idéologies racistes au pouvoir. Et peut-être, parler des génocides permettrait-il d’en éviter de nouveaux», confie-t-il, persuadé qu’il s’agit également de se prémunir contre l’instrumentalisation de la mémoire, les manipulateurs et le mauvais usage de la mémoire et donc de former, d’informer les jeunes.
Doublement racontée à travers le documentaire L’histoire d’espoir de la résistance armée de Sarah Goldberg de Patricia Niedzwiecki et son fils Simon Henri Goldberg, l’histoire de Sarah Goldberg qui a vécu dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau a permis à l’assistance, composée majoritairement de jeunes étudiants, de se renseigner sur l’histoire des Juifs et le système antisémite, de saisir l’atrocité de ce système et l’importance de ne plus commettre ce genre d’actes.
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