Pour la 5ème édition de la Foire internationale des produits africains, les organisateurs sont à pied d’œuvre. Pour cette année, la Fipa est prévue du 1er au 9 juin 2024 au Monument de la renaissance africaine. Selon la Commissaire générale, Fatou Dramé Fabira, «l’attractivité de la foire se consolide d’année en année et rassemble pendant plus d’une semaine, près de 500 exposants et de nombreux visiteurs, faisant d’elle l’une des plus importantes foires de notre pays qui donne aux opérateurs économiques sénégalais l’opportunité de rencontrer d’autres opérateurs économiques de leur secteur d’activité qui sont à la recherche de partenaires d’affaires, notamment des fournisseurs et des clients».
La 5e édition a pour thème : «Promotion économique et culturelle, levier de coopération internationale.» Un thème qui, d’après la Commissaire générale, «est en parfaite adéquation avec la vision stratégique souverainiste énoncée dans la feuille de route gouvernementale pour réussir une meilleure intégration africaine».

Pour rappel, la Fipa regroupe annuellement, à Dakar, des femmes entrepreneures et des acteurs de l’artisanat africain, pour des sessions de renforcement de capacités et de commercialisation. Ce qui, aux yeux du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), constitue «une formidable occasion pour booster les produits artisanaux africains». Ainsi, considère Abdoulaye Sow, la 5e édition de la Fipa «sera un rendez-vous pour réfléchir sur de nouvelles orientations dans la perspective de développer les segments de l’artisanat sénégalais, et africain d’une manière générale». Car, estime-t-il, «cette démarche a toute sa pertinence au regard de la création de richesses dont regorgent les produits artisanaux et les œuvres culturelles, entre autres. En effet, aujourd’hui, à l’échelle internationale, les créateurs rivalisent sur l’offre de produits artisanaux et d’œuvres culturelles. Il est important qu’au Sénégal et dans la sous-région africaine, l’on développe un véritable marché de produits Made in Africa». Il est d’avis aussi que «face à la problématique de l’emploi des jeunes, un encadrement conséquent dans la confection de produits artisanaux et la création dans les œuvres culturelles peut être une alternative pour résorber le fort taux de chômage des jeunes africains».

La Cciad, dans ses missions d’assistance et d’encadrement du secteur privé sénégalais, entend ainsi ne ménager aucun effort pour faire rayonner les produits africains dans le cadre de cette 5ème édition de la Foire des produits artisanaux africains.
Par Dialigué FAYE – dialigue@lequotidien.sn