La hausse du prix de baril du pétrole a déjà occasionné une flambée des prix du carburant. Et l’électricité ne devrait pas être en reste. Face à Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du budget, qui défendait hier, le projet de Loi de finance rectificative devant les députés, Aïda Mbodj s’est inquiétée du sort des populations à faibles revenus. Selon la députée non inscrite, la décision du président de la République de ne pas augmenter les salaires tranche avec cette mesure. Selon l’ancienne responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds), il urge de prendre des mesures, afin de ne pas impacter négativement le pouvoir d’achat des populations.
Abdoulaye Daouda Diallo a assuré que pour l’électricité, la facturation prévoit une «tranche sociale» subventionnée par l’Etat.
Mais cela n’est pas sans conséquence, nuance le ministre des Finances et du budget, «puisqu’à ce rythme l’Etat devra subventionner pour plus de 270 milliards de produits pétroliers et de la Senelec». «Dans les jours à venir, l’Etat devra procéder au réajustement des prix et une proposition sera faite en ce sens, mais qui n’atteindra pas le niveau de la vérité des prix conformément aux orientations du président de la République qui tient au pouvoir d’achat des populations», a assuré M. Diallo. Mais Woré Sarr du Pds est persuadée que la démarche du gouvernement tend vers une hausse des prix des denrées de première nécessité.