Sera-t-il le Monsieur dialogue politique ? En tout cas, le nom de Mazide Ndiaye est revenu dans la proposition initiale de certains membres de la Société civile. Et hier, c’est le Front de résistance nationale (Frn) qui le coche dans sa liste, aux côtés de Babacar Kanté, Serigne Diop, Kader Boye, Gl Keïta. Il est vrai que Mazide Ndiaye lui-même avait précisé, il y a quelques jours, qu’il n’est demandeur de rien du tout. Mais, à la veille du lancement du dialogue national aujourd’hui et du choix de la personnalité devant conduire le dialogue politique au plus tard mercredi, le président du Gradec publie une contribution intitulée «Conditions de réussite d’un dialogue politique», un texte introductif présenté à l’occasion de la troisième édition du Forum des partis politiques. «Le Sénégal a connu des dialogues politiques fructueux comme celui qui a donné naissance au code électoral consensuel. Ce fut aussi le cas dans le comité de veille et toutes les commissions de mise à jour du code électoral jusqu’en 2012», rappelle M. Ndiaye. Pour le président de la Plateforme des acteurs de la Société civile pour la transparence des élections (Pacte), «tout repose sur une préparation rigoureuse des organisateurs ne laissant aucun doute sur l’égalité des participants, la réussite d’un premier accord sur le format et les règles du dialogue, le respect de l’adversaire pour lui accorder l’écoute et la compréhension nécessaire, le sens de la responsabilité et l’engagement de chacun envers la mission de trouver et d’accepter ce qu’il y a de mieux pour tous les citoyens».
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