Une cinquantaine de spécialistes de la Commande publique, venant d’une dizaine de pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ont convergé à Dakar pour se familiariser avec les dispositions du Livre rouge de la Fédération internationale des ingénieurs-conseils (Fidic), la gestion contractuelle, les réclamations et le règlement des différends. Il s’agit d’un deuxième atelier international du genre organisé par l’Autorité de régulation de la Commande publique (Arcop) via l’Institut de régulation de la Commande publique (Ircop) en l’espace d’un mois, pour outiller des agents des institutions de régulation et de contrôle de la Commande publique et du personnel des unités de projets d’infrastructures financés par la Banque mondiale, notamment les spécialistes en passation des marchés et les gestionnaires de contrats des autorités contractantes.

En effet, explique Saër Niang, président de l’Arcop, «les pays en développement sont en permanence confrontés à l’équation des ressources malheureusement rares, mais qui doivent être gérées avec rigueur et efficacité. C’est pourquoi les institutions de régulation, les organes de contrôle des marchés publics et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) veillent-ils en permanence à l’élévation du niveau d’expertise et de performance des acteurs du système. Une quête d’excellence qui a motivé cet atelier sur la gestion des contrats».

Cheikh Fatma Diop, directeur de Cabinet  du ministre de la Formation, rappelle que la Banque mondiale est l’un des plus grands contributeurs aux financements des projets en Afrique de l’Ouest et du Centre, avec «355 projets actifs pour un montant total de 58 milliards de dollars d’engagements. En outre, il y a 72 projets dans le pipeline de prêts d’une valeur de 12 milliards de dollars. Et cette manne financière considérable exige une gestion minutieuse et efficace». Pour lui, il faut relever ensemble le défi pour continuer à bénéficier de la confiance des partenaires techniques et financiers. Mais aussi, penser à des solutions endogènes et efficientes pour financer nos projets.

Selon Laurent Medi Béto, spécialiste principal de passation des marchés et coordinateur de l’équipe passation des marchés à la Banque mondiale, «la plupart des contrats en termes de valeurs sont des contrats de travaux.
Et ces contrats ont le plus d’impact sur le développement en termes d’accessibilité, de confort, de bien-être et de développement des populations».
Mais dénonce-t-il «des défaillances au niveau de ces contrats de travaux accomplis avec un temps d’exécution plus long. Car un contrat qui est en retard coûte de l’argent, et cela ne donne pas le service que le client attend».
justin@lequotidien.sn