Me Moussa Bocar Thiam déclare que l’Apr n’acceptera pas que le député Farba Ngom soit «l’agneau du sacrifice» d’un régime qui, selon lui, cherche «à cacher son incompétence», après 11 mois à la tête du pays.  Les membres de l’Apr ont tenu une conférence de presse au siège de leur parti à quelques jours de la deuxième convocation du député Farba Ngom par le Pool judiciaire financier (Pjf).Par Amadou MBODJI – 

Le parti Alliance pour la République (Apr) dit qu’il n’acceptera pas que le député Farba Ngom soit «l’agneau du sacrifice» d’un régime qui, selon cette formation politique, cherche «à masquer son incompétence».  Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole du jour de l’Apr, l’a fait savoir hier au cours d’une conférence de presse au siège de l’Apr, à quelques jours de la nouvelle convocation du député-maire Farba Ngom devant le Pool judiciaire financier (Pfj). Ce, après une première convocation intervenue le 13 février dernier.

«Nous n’accepterons jamais que notre camarade soit sacrifié par le duo Diomaye-Sonko. C’est un acteur politique important dans le dispositif de notre parti et un digne fils des Agnam qui a toujours été là pour son peuple. Un digne patriote. Nous n’accepterons pas que Farba soit l’agneau du sacrifice pour créer la diversion, pour étouffer le climat social pollué par des grèves partout dans le pays», a déclaré Me Moussa Bocar Thiam, maire de la commune de Ourossogui.  Les urgences sont ailleurs, selon les Apéristes.

«Au lieu de dire aux Sénégalais où ils ont mis les fonds levés en 2024, ils préfèrent s’acharner sur des citoyens modèles pour masquer leur incompétence. Ce qui se passe dans ce pays est inédit. Mais nous n’allons pas nous résigner. Le combat sera mené, quoi qu’il puisse nous coûter», argumente-t-il.

Les hommes d’affaires sont la cible du régime, indique Me Thiam. «Le Sénégal est le seul pays au monde où, au lieu de les encourager, de les féliciter, de les accompagner, on a un gouvernement qui traque les hommes d’affaires, qui les menace de prison, voilà le Sénégal de Diomaye et Sonko», glisse Me Moussa Bocar Thiam. Ce dernier soutient que les Sénégalais «épris de justice feront face à ce régime». «Nous disons non ! Vous aurez des Sénégalais qui oseront vous dire non ! Nous n’accepterons pas que ce pays, bâti sur le sacrifice de plusieurs gouvernements, de jeunes courageux, de femmes courageuses, sombre. Sachez que ce pays ne sombrera pas, nous ne laisserons pas ce pays sombré du fait d’une bande d’incompétents», avance Me Moussa Bocar Thiam.

Les femmes de l’Apr sonnent la mobilisation pour, disent-elles, se poser en bouclier du maire des Agnam. «Nous n’allons pas accepter que Farba soit sacrifié. Les femmes de l’Apr ne vont pas l’accepter», déclame Aïssata Ndiaye, maire de Ndiaffate. Qui invite les femmes de l’Apr des 45 départements à se liguer pour barrer la route à ce qu’elle qualifie de «dictature qui ne passera pas». Considérant que le député Farba Ngom dont le nom est cité dans une affaire de blanchiment d’argent présumé portant sur un montant de 125 milliards n’est coupable de rien, les membres de l’Apr apportent leur soutien au maire des Agnam dont la diaspora a fait part de sa solidarité en manifestant devant la Cour pénale internationale ( Cpi).

«La signature du Sénégal ne vaut plus rien», selon Me Moussa Bocar Thiam.
Ce dernier s’est exprimé sur la dégradation de la note du Sénégal par Mody’s en imputant la responsabilité au régime actuel.

«Cette situation chaotique est causée par un tâtonnement au plus haut sommet de l’Etat qui plonge le Sénégal dans le gouffre avec la dégradation récente, encore une fois, de la notation du Sénégal par l’agence Mody’s, impactant encore négativement l’image du Sénégal devant les investisseurs nationaux et internationaux. La signature du Sénégal ne vaut plus rien dans le monde des affaires. Là aussi c’est la réalité, c’est le bilan de 11 mois», souligne Me Bocar Thiam. «Confronté à la réalité du pouvoir», affirme-t-il, «le régime actuel est sans solutions immédiates aux innombrables problèmes des Sénégalais».

C’est ainsi qu’il l’invite à poursuivre les chantiers laissés par le Président Macky Sall qui, selon lui, leur a légué un Sénégal prospère. «Ce que je leur demande étant donné que les comptes sont falsifiés, comme ils disent, étant donné qu’ils ne peuvent plus emprunter, même s’ils ont emprunté 4500 milliards, je c’est de peindre justement les chantiers laissés par Macky Sall pensant cinq ans. S’ils arrivent à mettre seulement des couches de peinture sur les projets de Macky Sall, ça suffit pour un bilan du Président Diomaye», soutient l’ancien ministre de la Com­munication.
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