Dans le viseur du Parquet : Juan Branco traqué au Sénégal

Juan Branco, l’avocat français de Ousmane Sonko, est au Sénégal. Il a fait une apparition remarquée hier lors de la conférence du collectif des avocats de Sonko. Fidèle à ses habitudes, la robe noire a fait ce qu’elle appelle pompeusement la déclaration de Dakar, où il détaille la «cabale» contre son client. Après sa brève déclaration, il a été exfiltré de la rencontre par ses gardes du corps et engouffré dans une voiture. Il est activement recherché. En effet, le procureur avait requis un mandat d’arrêt international le concernant. Mais cette réquisition n’a pas été suivie d’effet. Des éléments ont indiqué qu’il est passé par la Gambie avant de rejoindre Dakar. La frontière entre les deux pays est quasiment inexistante.
Faut-il préciser que Juan Branco a été éconduit du Sénégal la veille du procès pour diffamation de Ousmane Sonko contre Mame Mbaye Niang ? Les autorités sénégalaises n’avaient pas apprécié les mots qu’il avait utilisés pour qualifier le président de la République. Depuis cet épisode, la robe noire a enclenché une procédure pour traduire certaines autorités devant la Cpi. Il a d’ailleurs déposé une plainte de 170 pages où il expose les «preuves de la commission de crimes contre l’humanité». Le gouvernement français a aussi porté plainte contre lui pour avoir divulgué les noms de deux fonctionnaires travaillant au Sénégal, lors d’une conférence de presse le 22 juin dernier, les mettant en danger. La Bip était hier nuit devant la maison de Ousmane Sonko. Des membres du parti Pastef ont estimé que les limiers cherchaient l’avocat français. Mais ils sont tombés sur Bentaleb Sow, qui a lui aussi été embarqué.