Content de la victoire de son équipe face à la Namibie (4-1), samedi lors de la 3e journée des éliminatoires du Mondial 2022, le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé, reconnaît qu’il y a encore du travail à faire sur les sorties de balles.Recueillis par W. DIALLO – Quelle analyse faites-vous du match ?

On avait à cœur de bien débuter ce match. Il fallait imposer notre force d’entrée. On a pu aller chercher cette équipe namibienne. Dans l’ensemble, on a su maîtriser cette équipe namibienne qui a de très bons joueurs. En première période, on aurait pu scorer davantage. Maintenant, on sait qu’il y a un deuxième match qui nous attend en Afrique du Sud. On se prépare en conséquence. Ce sera très difficile. Je suis vraiment fier de ce que les garçons ont pu produire ce soir. Maintenant, je les sens très fatigués. Il va falloir récupérer rapidement pour pouvoir avoir un minimum de fraîcheur lors du prochain match.

On a senti quelques difficultés sur les sorties de balles…
Face à cette équipe namibienne qui a pressé très haut en seconde période, il était important, par moments, de sauter les lignes. On ne l’a pas bien fait. On veut toujours trop bien faire en voulant sortir les balles de derrière. A un moment, il faut qu’on comprenne qu’il faut sauter les lignes. Cela ne veut pas dire balancer les ballons et faire n’importe quoi. Il faut qu’on continue à travailler là-dessus.

On a aussi noté une certaine fébrilité chez le gardien Edouard Mendy au niveau des relances…
Edouard Mendy c’est un grand gardien. Notre souhait, c’est de partir de derrière, sortir les ballons par Edouard qui a d’énormes qualités de jeu au pied. On veut toujours sortir le ballon de la même sorte, même quand on est sous la pression de l’équipe adverse. Il est vrai qu’on on a perdu quelques ballons au milieu qui nous ont mis en difficulté. Il est important de varier le jeu court et le jeu vertical, d’autant qu’on a très bons joueurs devant. D’ailleurs, à chaque fois qu’on a joué devant, on a pris l’avantage. C’est important d’équilibrer, de ne pas être trop dans les sorties courtes, mais aussi de ne pas abuser des longs ballons. Nos sorties de balles, c’est donc un aspect qu’on doit travailler.

Vous avez peu de temps pour préparer le match retour. Comment gérez-vous cette situation ?
On connaît cette équipe namibienne. On l’a joué en 2016. C’est pratiquement la même ossature. On connaît leur patriotisme. Ce sont de véritables compétiteurs. Nous aussi on a de véritables compétiteurs. Nous sommes heureux d’avoir gagné aujourd’hui. Il faut maintenant récupérer. Le boulot n’est pas encore fini. En Afrique du Sud, dans deux jours, ce sera un autre match. Notre expérience collective peut nous permettre de voyager partout en Afrique. A nous de nous remobiliser rapidement et essayer de faire un bon résultat à l’extérieur.
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