Déclaration – Dr Pape Madické Diop, Pdg de Bem school of technology : «Notre responsabilité : aller vers les lycées et susciter des vocations scientifiques»

Le lancement de Bem school of technology a eu lieu ce lundi. Visant à susciter des vocations scientifiques chez les élèves, ce programme d’enseignement trouve aussi son sens dans une volonté d’accompagner l’Etat dans sa politique d’orienter les enseignements vers les filières scientifiques afin de booster le développement économique du Sénégal.Par Amadou MBODJI
– Dr Pape Madické Diop, Président directeur général (Pdg) de Bem school of technology, est arrivé à la conclusion selon laquelle «le système éducatif sénégalais produit de moins en moins d’élèves scientifiques, en tout cas d’étudiants scientifiques». Pour tenter de mieux asseoir son argumentaire, Dr Diop s’appuie sur des chiffres relatifs au nombre d’élèves pour passer le Baccalauréat. «Les chiffres sont là. Je rappelais tout à l’heure qu’on va avoir 157 mille élèves qui se présentent au Bac, un peu plus de 126 mille sont dans les séries littéraires. Il faut rappeler qu’un peu plus de 500 parmi eux sont dans une série S1. Tout cela montre à suffisance que la ressource scientifique est une ressource rare dans nos espaces», analyse le Pdg qui intervenait hier lors du lancement de Bem school of technology qui se fixe comme objectif «d’accompagner» l’Etat dans sa politique «d’orienter l’enseignement supérieur vers les sciences et les technologies». «Notre responsabilité, c’est d’aller vers les lycées et de susciter des vocations scientifiques», avance le patron de Bem school of technology, qui est un nouveau programme d’enseignement qui intègre l’informatique, les technologies numériques, le Bâtiment et les travaux publics (Btp) et les énergies.
«L’enseignement en sciences et technologies est quasi inexistant dans notre pays et dans la sous-région. Nous sommes venus compléter ce vide-là», argumente M. Diop avant d’attirer l’attention sur le fait que «le temps du monde c’est le temps du digital, celui du numérique».
Mme Anne-Catherine Guitard, déléguée au Développement et à la transformation et directrice du Développement de Junia, partenaire du programme, indique que c’est «une conviction que l’Afrique va pousser la croissance du monde». Indiquant que les entreprises sénégalaises ont besoin de cette transformation, «qu’elle soit digitale, industrielle ou humaine», Mme Anne-Catherine de saluer l’accent mis sur la formation «d’ingénierie et de technologie» qui, selon elle, «construira l’avenir». «C’est une conviction profonde».
Thierry Occre, directeur Junia, une école d’ingénieurs en France, de reconnaître qu’«on vit des périodes de transition fulgurante. On voit bien la pénétration des technologies, la modification des chaînes de valeurs dans toute l’industrie».
Ce nouveau programme d’enseignement constitue une plus-value pour le Sénégal à travers la formation de «ses dirigeants, ses techniciens supérieurs à industrialiser le pays, à préparer ce basculement, cette modernisation» dans un contexte où il se dit que le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole en 2022.
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