Le départ du Cng reste le principal point de revendication du Collectif des lutteurs. La concertation sur la lutte annoncée pour les 20 et 21 octobre n’y changera rien si l’on se fie à la position du président Khadim Gadiaga. Ces assises se tenant à 10 jours de la fin du mandat de l’équipe du président Alioune Sarr, le Collectif redoute du coup un «piège» de la tutelle pour une prolongation de fait de l’instance dirigeante.

Le Collectif des lutteurs tient à alerter que le départ du Cng n’est pas négociable. Et ce n’est pas la prochaine concertation sur la lutte, prévue le week-end des 20 et 21 octobre, qui fera changer d’avis les membres de ladite structure, selon son président Khadim Gadiaga.
Saisi officiellement par rapport à ces assises, le collectif compte y participer en fixant une condition. Celle consistant à exiger la mise en place d’un atelier où la question de la nouvelle structure pour gérer la lutte sera au cœur des débats.

«On ne peut changer de système sans pour autant changer les hommes»
Les membres du collectif estiment que les organisateurs semblent vouloir occulter cette question en mettant l’accent sur «le changement de règlement devant régir la lutte et la gestion de l’Arène nationale». «On ne peut changer un système sans pour autant changer les hommes. Changer le règlement et maintenir les mêmes hommes à leur poste relèvent de l’incohérence. Cela ne veut rien dire», s’étrangle de colère Khadim Gadiaga. Qui insiste : «La question la plus cruciale pour nous reste le départ du Cng que nous réclamons. Il faudrait à travers la rencontre qu’on arrive à définir les contours de cette nouvelle structure de gestion de notre discipline et voir le profil des nouveaux hommes qui devraient présider à sa destinée.»

«La question du départ du Cng n’est pas négociable»
Refusant de s’exprimer au sujet d’un éventuel accord qui pourrait permettre de trouver un accord afin que le ministre de Sports fasse bénéficier d’une nouvelle prolongation au Cng dont la fin du mandat est fixée le 31 octobre prochain, Khadim Gadiaga, en se montrant formel, persiste et signe : «La question du départ du Cng n’est pas à négocier.»
D’ailleurs, le fait de tenir des concertations à 10 jours de la fin du mandat du Cng a de quoi surprendre. En effet, c’est comme si le ministre des Sports voulait profiter de ces assises pour prolonger de fait l’équipe du président Alioune Sarr. Car on voit mal le Cng quitter l’arène au lendemain des concertations si on sait que c’est cette même structure qui doit mener à bien la réforme des textes menant à la mise en place d’une Fédération, souhaitée par la tutelle.
Redoutant sûrement ce «piège», Khadim Gadiaga de prévenir : «Il n’y a rien qui puisse nous écarter de la démarche entreprise qui est de faire partir le Cng. D’ailleurs, nous comptons poursuivre le plan d’actions déjà défini. C’est vous dire que nous sommes plus que déterminés à obtenir gain de cause. C’est ainsi que le collectif se prépare à déposer sur la table du préfet, une demande d’autorisation de marche que nous comptons organiser dans les jours à venir.»
Et comme pour confirmer ces propos, hier chez nos confrères de Sunu Lamb, Khadim Gadiaga a réitéré leur volonté de manifester «après le Magal de Touba».
ambodji@lequotidien.sn