Le Baccalauréat général a démarré hier sur toute l’étendue du territoire. Au lycée des Parcelles Assainies, les candidats des séries littéraires ont débuté l’examen par l’épreuve d’anglais. La plupart d’eux, rencontrés sur les lieux, ont jugé «non abordable le sujet». «On ne sait pas de quoi parle le texte», s‘est plaint en chœur un groupe de jeunes filles occupées à se remplir le ventre avec des sandwichs. Le titre du sujet d’anglais est «Why death penalty is losing favour in Sub Sahara Africa ?», tiré de l’ouvrage de l’auteur Andrew  Novak Georges. «C’est un texte très long. Trois heures ne m‘ont pas suffi pour le boucler», reconnaît une jeune candidate du lycée des Parcelles Assainies, emmitouflée dans un ensemble taille basse. Trouvé à côté d’une camarade de classe, les yeux rivés sur une pile de documents, un autre potache sous couvert de l’anonymat juge «très difficile l’épreuve d’anglais». «L’anglais n’est vraiment pas ma tasse de thé. Lorsque j’ai jeté un coup d’œil sur l’épreuve, c’est à n’y rien comprendre», avance cet élève qui mise sur l’épreuve d’histoire et de géographie programmée dans l’après-midi d’hier pour se rattraper.
A l’inverse de la majorité des candidats qui ont du mal à percer le mystère de l’épreuve d’anglais, Ndiaw Diack la juge «très abordable». «A l’entame de l’épreuve, j’avais des difficultés à saisir le texte. A force de le lire, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas un texte compliqué», fait savoir Ndiaw Diack qui passe pour la première le Bac.
Au centre Ogo Diop niché à l’unité 1 des Parcelles Assainies, ce sont les mêmes complaintes. Fawrou Sèye, chef de ce centre qui abrite les séries scientifiques, salue le bon déroulement de l’examen. Il dit : «Nous avons 301 candidats dont 7 absents. Les épreuves se déroulent normalement. Il n’y a pas de cas de fraude. Rien n’a été signalé à mon niveau.»
Les épreuves du Baccalauréat général 2017 ont démarré hier sur toute l’étendue du territoire national. Et ils sont 147 mille 597 potaches à plancher sur les épreuves à eux proposées par l’Office du Bac. L’académie de Thiès a le plus gros nombre de candidats, suivie de celles de Pikine-Guédiawaye et de Dakar.
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