Distribution de moulins par le Pudc : Les groupements de femmes de Thiès roulés dans la farine

A Thiès, la décision du Coordonnateur du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, de retirer les groupements de femmes de la Cité du Rail de la liste des bénéficiaires de moulins dans le cadre de cedit programme, ulcère les maires des communes de Thiès-Est, Thiès-Ouest et Thiès-Nord. Ils ont dénoncé «une décision politique» et comptent se battre pour que les femmes bénéficiaires soient rétablies dans leurs droits. Selon Alioune Sow, maire de la commune de Thiès-Ouest, «c’est une décision politique extrêmement grave prise par des autorités au niveau central, dont le Coordonnateur du Pudc, qui a exclu tout simplement les groupements de femmes de la commune de Thiès».
L’élu a indiqué qu’«il y a 10 jours nous avions reçu des appels téléphoniques des sous-préfets des arrondissements de Thiès Sud et Thiès Nord, de la part de l’autorité préfectorale du département de Thiès, nous demandant de choisir trois groupements de femmes et un mécanicien pour une formation. Parce que, disaient-ils, ces derniers sont bénéficiaires de 5 moulins dans le cadre du Pudc. Chaque maire avait donc envoyé une liste de 5 groupements de femmes». Ainsi, poursuit le premier magistrat de la commune de Thiès-Ouest, «les femmes étaient convoquées le vendredi, d’abord, pour subir une formation de même que les mécaniciens, pour l’entretien des machines et ensuite, le samedi, pour recevoir ces dites machines. Ces derniers se sont donc présentés le samedi au niveau du département et à leur grande surprise, une dame est venue leur dire qu’elle a reçu une liste via whatsApp, envoyée par le Coordonnateur du Pudc, lui demandant que les groupements de femmes de Thiès ville n’en fassent plus partie».
L’élu indique : «Lorsque nous avons reçu l’information, nous avons joint le sous-préfet de Thiès Sud qui nous a demandé de nous rabattre auprès du préfet de Thiès qui, informé, a été surpris de voir que ces groupements de femmes ne figuraient plus sur la liste». Le maire a précisé : «Nous n’avons rien à reprocher aux autorités administratives de Thiès» parce que «c’est une décision politique qui est venue surplomber la procédure administrative, privant les groupements de femmes de Thiès de ces dotations».
nfniang@lequotidien.sn