Le Sels/A ne veut plus que l’école sénégalaise revive à nouveau des perturbations comme il a en été le cas cette année. «Pour éviter une crise scolaire de plus, le gouvernement devra non seulement respecter ses engagements mais aussi mettre à profit les grandes vacances pour ouvrir des négociations sincères sur les nouvelles revendications», a souligné hier Pape Mbaye Marie Sylla, Secrétaire général adjoint du Sels/A.  Au nombre de ces nouvelles revendications, M. Sylla a cité «le prolongement de la retraite à 65 ans avec 5 ans en optionnel, l’ouverture du concours de l’Ena aux décisionnaires, l’autonomisation du payement de la pension de retraite dès la radiation, la prise en compte de l’ancienneté acquise par le décisionnaire lors de son reclassement…».
Le Sels/A, qui animait un point de presse à son siège, s’est félicité des nouveaux accords conclus avec le gouvernement. «Contrairement au protocole de 2014, celui du 30 avril 2018 inspire confiance. Pour dire vrai, la partie syndicale a réussi la prouesse de signer des engagements sincères, encadrés par un échéancier précis», se sont réjouis les syndicalistes dans le propos liminaire. Ils n’ont toutefois pas manqué de faire dans la prudence. «Signer des accords est une chose, les respecter en est une autre. C’est pourquoi, le Sels Authentique a mis en place un dispositif de veille, d’alerte et de suivi pour leur matérialisation aux dates et échéances indiquées», ont-ils estimés. «Ce dispositif com­porte  des réunions d’évaluation, des rencontres sectorielles et du monitoring de la Primature, des conférences de presse bimensuelles, des tournées nationales dans les sections, des bassins pour informer les militants du niveau d’exécution des accords et en perspective le dépôt d’un préavis de grève, à toute fin utile, dès la rentrée des classes prochaine», ont-ils décliné.
Les camarades du Secrétaire général, Abdou Faty, ont fustigé les répressions policières récurrentes dont le dernier en date a couté la vie à l’étudiant Fallou Sène. «Nous avons constaté que depuis un certain temps, il y a une violence policière orientée vers les enseignants, les élèves et les étudiants (…)  La police, au lieu d’encadrer nos mar­ches, gaze et massacre des personnes dans leur droit de marche», a déploré M. Sylla qui espère que justice sera faite sur le meurtre  de l’étudiant.

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