Education – Prise en charge du handicap : Humanité inclusion et l’Afd conjuguent leurs efforts

Il a été procédé, ce lundi à Dakar, au lancement de la phase2 de la Convention de partenariat pluriannuel (Cpp) entre Humanité inclusion et l’Agence française de développement. Un projet d’une enveloppe de 8 millions d’euros pour la prise en charge du handicap dans l’éducation et la formation.Par Badé SECK –
La problématique de la prise en charge des personnes handicapées dans l’éducation et la formation était au cœur d’une rencontre multi acteurs. Au menu de ce conclave, le lancement de la deuxième phase de la Convention de partenariat pluriannuel entre Humanité inclusion (Hi) et l’Agence française de développement. La Convention de partenariat pluriannuel est financée à hauteur de 70% par l’Agence française de développement (Afd), sur une période totale de 4 ans (2018-2021).
La deuxième phase de ce projet priorise deux thématiques majeures souvent facteurs d’exclusion : la santé mentale et l’éducation inclusive et la formation professionnelle. Elle a été déployée dans six pays : Bénin, Burkina Faso, Madagascar, Maroc, Sénégal et Togo. Le programme vise en particulier le continuum «éducation/formation/emploi», à travers la mise en place de partenariats et d’alliances stratégiques sur les différents territoires, afin de multiplier les capacités d’intervention sur l’enseignement primaire, secondaire et la formation professionnelle.
L’objectif global de la phase2 du projet de Convention de partenariat pluriannuel (2022-2025) est d’améliorer de manière tangible les conditions de vie des personnes handicapées et des populations vulnérables, à travers une approche inclusive et participative. Selon Emmanuel Sauvage, directeur d’Humanité inclusion, la vision de changement de cette Cpp reste cohérente avec celle envisagée dans la phase1, il s’agit de rendre les enfants et les jeunes handicapés davantage acteurs de leur réussite personnelle et sociale en leur donnant accès à l’ensemble du continuum éducation/formation professionnelle.
Certes les stratégies sont innovantes, mais l’effectivité de la prise en charge de l’inclusion trouve ses limites dans la mise en œuvre, a constaté M. Mamadou Cissokho, représentant Fédération africaine des personnes handicapées. «Il faut une levée des barrières institutionnelles et abolir les lois qui sont discriminatoires pour une égalité des chances», plaide-t-il.
Abondant dans le même sens, Ndèye Ndack Dièye Guèye, présidente de la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées (Fesaph), estime que la formation des enseignants reste une préoccupation majeure pour une meilleure prise en charge de l’inclusion. Elle ajoute que la réadaptation des écoles et établissements, l’octroi de manuels et surtout la mise à disposition de données statistiques devraient être les urgences des gouvernants. Pendant cinq jours, les participants à cette rencontre sont invités à identifier des stratégies pertinentes afin d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et des populations vulnérables, à travers une approche inclusive et participative.
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