Gestion des inondations : Cheikh Tidiane Dièye évoque «des résultats satisfaisants»

Les structures opérationnelles en charge de la gestion des inondations ont conduit des actions ayant produit «des résultats satisfaisants dans certaines localités» du pays, mais les services concernés restent mobilisés et déterminés à poursuivre les opérations pour «soulager les populations», affirme le ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement. Selon un document de ce département portant sur l’état des lieux de la gestion des inondations, une réunion hebdomadaire d’évaluation s’est tenue mercredi, sous la présidence du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Cheikh Tidiane Dièye. Cette réunion du comité de gestion des inondations, organe technique du Comité national de gestion des inondations (Cngi), a vu la participation de plusieurs structures opérationnelles qui ont présenté un état des lieux dans les différentes localités touchées par les dernières pluies.
Plusieurs gouverneurs ont également pris part à cette rencontre au cours de laquelle ils ont mis en évidence les difficultés rencontrées dans certaines localités, les actions d’urgence menées par les structures de l’Etat, les collectivités locales et les acteurs communautaires. Ils ont également évoqué «l’évolution positive de la situation dans certaines zones» et «les défis persistants. Sur cette base, des mesures supplémentaires et des moyens à mobiliser ont été proposés», peut-on lire dans ce document de synthèse. «Les structures opérationnelles ont, chacune en ce qui la concerne, mené des actions ayant produit des résultats significatifs dans certaines localités, tout en restant mobilisées pour poursuivre les opérations dans les zones encore inondées, afin de soulager les populations», lit-on encore.
A Diourbel (Centre), des difficultés ont été notées dans des zones comme le marché Ndoumbé Diop, Avignon, Rouxou Bu Séw, Ngolomite. «Les interventions conjointes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp), de l’Agence de développement municipal (Adm) et de la Direction de la prévention et de la gestion des inondations (Dpgi), sous la coordination du Gouverneur, ont commencé à donner des résultats.» Les matériels et équipements mobilisés, en plus de ceux déjà en place, ont été renforcés par 10 camions hydrocureurs fournis par l’Onas, une électropompe de 800 m³/h engagée par les sapeurs-pompiers, 7 électropompes de 120 m³/h offertes par la Fondation Sonatel, selon le ministère de l’Hydraulique. «Ce dispositif sera soutenu et renforcé. Par ailleurs, un bassin sera rapidement aménagé dans la réserve foncière de la station d’épuration de lʼOnas afin de soulager ceux de Médina et Ndar Gou Ndaw», ajoutent les services concernés dudit département.
Les failles constatées «en cours de stabilisation»
Ils affirment que dans la cité religieuse de Touba, «les eaux ont été évacuées dans de nombreux quartiers quelques heures après les pluies. Les bassins de Keur Niang et Ngélémou ont été portés à leur niveau maximal de pompage, ce qui a eu un effet positif sur les quartiers de Nguiranène, Ndamatou, Yonou Darou, etc.». «Les exutoires de Darou Rahmane, Podfy et Keur Kabb fonctionnent encore correctement. Les failles constatées ces derniers jours sont en cours de stabilisation. Les actions menées dans des points névralgiques comme la devanture de la mairie et la Polyclinique ont donné des résultats appréciables», assurent-ils.
Les services du ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement reconnaissent toutefois des «difficultés majeures restantes» concernant notamment les quartiers de Darou Rahmane, Feto, Poulailler Baay Diop, Kawsara Fall, Guédé et Darou Khoudoss, où de nombreuses familles ont dû quitter leurs maisons. «Ces zones, situées en points bas, dépourvues de réseaux de drainage, accentuent la stagnation des eaux et compliquent les opérations de pompage, les réseaux les plus proches étant parfois distants dʼun kilomètre. Toutes les structures de l’Etat, en collaboration avec «Touba ca kanam», la mairie et les associations communautaires, sont mobilisées pour évacuer les eaux dans les délais les plus courts», indique-t-on.