Le Réseau des femmes pour l’émergence de Sébikotane (Rfes), composé d’une trentaine de groupements, a lancé hier une série de formations à l’intention de ses membres. Il veut développer une chaîne de valeurs fruits et légumes dans la commune.

Zone de production horticole importante, Sébikotane veut rendre ses femmes plus performantes. Outre leur apport dans la production horticole, elles doivent être en mesure de transformer les produits pour une chaîne de valeurs plus aboutie. C’est ainsi que le Réseau des femmes pour l’émergence de Sébikotane (Rfes), composé d’une trentaine de groupements, a lancé hier une série de formations à l’intention de ses membres. «Sébikotane est une zone agricole et tout au long de la route nationale, les femmes s’activent à la vente de fruits et légumes. Si nous ne trouvons pas de méthodes de transformation,  de conservation et de conditionnement, les produits risquent de pour­rir.  C’est pourquoi nous avons initié cette formation», a assuré Aminata Lô, initiatrice de cette session. Selon elle, la finalité est davantage assurer l’autonomisation des femmes de la commune. «Nous voulons promouvoir ces dernières pour qu’elles soient des actrices de développement local et puissent créer des activités génératrices de revenus grâce au savoir-faire qu’elles vont acquérir par la formation», a ajouté Mme Lô, 4ème vice-présidente au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), ouvrant aussi de nouvelles perspectives pour les femmes du Rfes. «Nous voulons donner l’occasion aux femmes d’aller dans les foires au niveau international pour présenter les produits de la localité et vendre la destination de Sébikotane. Nous voulons rendre visible notre commune d’autant plus que le maire nous accompagne», a-t-elle dit.
D’après la formatrice Yandé Faye, la session porte sur la transformation  en confiture de la pastèque, de la courge et de l’aubergine. «Ces produits con­centrés sont naturels, puis­que nous mettons l’accent sur le bio (…). Nous insistons également sur l’aspect hygiène, sans quoi le produit ne peut pas répondre aux normes», a-t-elle dit.
La durée de la série de formations entamée lundi s’étale sur 3 semaines. Après la capacitation à la production de confiture, d’autres sessions sur les céréales locales, la savonnerie et le micro-jardinage vont suivre, toujours au profit de la centaine de membres du Rfes.
abndiaye@lequotidien.sn