Le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, informé que des troubles guetteraient le Sénégal, appelle tous les Dakarois le dimanche 27 août à 10h au Pencum Santhiaba de la Médina pour une journée de prières, de récital de Coran et de distribution de l’aumône.
C’est un appel du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop : «Tous les Sénégalais, sans distinction de race, d’ethnie, de religion et d’appartenance politique sont appelés ce dimanche 27 août au Pencum Santhiaba de la Médina.» La Collectivité léboue organise ce jour-là une cérémonie de récital de Coran, de prières et de distribution de l’aumône pour éloigner le Sénégal du danger qui le guette. Il demande aussi à ses compatriotes de donner comme aumône chacun 500 F Cfa et un paquet de sucre. «Les circonstances actuelles postélectorales et tous les phénomènes de déviation et de transgression que nous constatons et que vous appelez des antivaleurs, que je me défends de juger, mais cela risque de mener ce pays vers des tiraillements, conflits», a annoncé hier le Grand Serigne de Dakar lors d’une conférence de presse. Cette prévision viendrait de personnes très spéciales, capables de lire l’avenir et ses incertitudes. «Nous avons été avertis par des dépositaires de certains types de savoirs qui nous ont appelés pour informer la population dakaroise. Je dis la population dakaroise et non léboue», précise l’ancien ministre des Sports ; d‘où cette journée «de prières, d’aumône et de récital de Coran pour que notre pays soit préservé de toutes formes de violence». Selon lui, l’imam de la grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samba, a déjà livré une partie du message lors de son dernier sermon du vendredi. «C’est dans ces conditions que l’imam ratib de Dakar, informé par la même source que moi à l’occasion de la prière du vendredi à la mosquée de Dakar, informait les fidèles du type de sacrifice à faire. Et le message a été transmis dans toute la région de Dakar et au-delà, en nous appuyant sur l’association des imams», précise M. Diop. «Notre tradition est telle, quand il y a pareille circonstance, nous sommes obligés de relayer ce message», poursuit-il. Le chef supérieur de la collectivité a précisé au final pour relativiser : «Nous ne sommes pas ici dans un empirisme absolu. Tout cela est relatif.» Evidemment !
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