Au Sénégal, les autorités multiplient les initiatives pour prévenir ou juguler la violence dans le milieu scolaire. A Kaolack, l’Ief a actualisé les connaissances des enseignants sur la gestion de cette problématique qui gangrène aussi l’école.Par Laity NDIAYE

– Au Conseil départemental de Kaolack hier, les instituteurs ont été conviés à un séminaire par l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) sur les violences en milieu scolaire. A l’arrivée, les maîtres référents ont été initiés à l’utilisation de la plateforme en ligne de gestion des incidents scolaires et aux rudiments de la «discipline positive», qui va servir à signaler les cas de violence dans les établissements du Sénégal. L’objectif est de faire cesser les violences physiques, psychologiques et sexuelles en milieu scolaire, quels que soient les victimes ou les auteurs. Animée par Dior Seck, inspectrice de l’éducation et de la formation (Ief) à Kaolack, cette rencontre a un pesant d’or dans le contexte actuel. «Rien ne sert d’user de la violence pour atteindre ses objectifs. Il est possible d’avoir recours à d’autres stratégies pour arriver à ses fins, en tant que maître», explique Mme Seck, évoquant le châtiment corporel, la violence physique ou verbale et les mauvais traitements, stigmatisant ou discriminant. Quelles peuvent être les conséquences de la violence sur l’enfant, qui est caractérisé par sa vulnérabilité ? Elles «peuvent aller de l’abandon à l’absentéisme et dans le pire des cas, des traumatismes, dommages psychologiques ou même physiques». «Il faut éviter à tout prix de rajouter de la violence à la violence -même sans le savoir-, en adoptant une attitude positive vis-à-vis des élèves, de la communauté. Autrement, vous serez responsables de leur déperdition scolaire. Nous avons la mission de pacifier l’espace scolaire», insiste en écho l’inspecteur Mohamed Bocoum.
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