Créée en 1957, l’école élémentaire publique Yoro Tacko Baldé fonctionne dans un environnement qui ne facilite pas les enseignements-apprentissages à cause de sa proximité avec un marché et un arrêt de motos Jakarta.
Située au cœur du grand quartier Sikilo Hiléle dans la commune de Kolda, l’école élémentaire Yoro Tacko Baldé fait face à d’énormes difficultés. En première ligne, la pollution sonore qui indispose les élèves et les enseignants. Sa cohabitation avec le marché Sikilo perturbe les enseignements-apprentissages à cause de la pollution sonore. Ici, l’ambiance du marché est toujours ressentie jusque dans les salles de cours. Du coup, les enseignants qui y évoluent se voient obligés d’élever plus la voix pour se faire entendre des élèves. A en croire M. Seydi, enseignant dans cet établissement, «les séances de lecture sont très difficiles à exécuter dans cette école, car l’élève qui lit ne peut pas trop élever sa voix pour se faire entendre de ses camarades». D’ailleurs, il est organisé un marché hebdomadaire tous les vendredis aux alentours de l’établissement. Les enseignants de cette école soutiennent que «le vendredi est un moment de consolidation et non d’acquisition, du seul fait que les élèves sont toujours divertis par ce qui se passe dehors», regrette-t-on.
Comme si cela ne suffisait pas, les conducteurs de motos Jakarta ont établi un arrêt à moins de trente mètres de la porte principale de l’école. A cet arrêt qui fait dos à un bâtiment de trois salles de classe, le bruit assourdissant est le quotidien des lieux. Une école à cycle complet avec ses 12 classes pédagogiques qui regroupent un effectif total de 829 élevées pour 16 enseignants, Yoro Tacko Baldé étouffe. Ainsi, la direction et ses enseignants appellent à une réorganisation de cet environnement qui polarise ce temple du savoir.
A l’intérieur de l’école, certaines salles de classe ont une toiture qui laisse passer les rayons du soleil. A côté de cela, les blocs sanitaires sont loin d’un confort digne d’une école qui reçoit quotidiennement des centaines d’enfants. Pourtant, en sa qualité de deuxième école dans la comme en termes de création ; d‘où son nom populaire «Ecole 2», Yoro Tacko Baldé a formé plusieurs cadres koldois. Et jusque-là encore, l’école fait de bons résultats aux examens du Cfee et de l’Entrée en sixième. Elle est aussi l’un des plus grands centres de vote de la commune.
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