La perte de moral et de morale : une interpellation de notre société

Le suicide récent d’un jeune étudiant, innocent et victime d’une barbarie, met en lumière une crise profonde au sein de notre société, où la désocialisation, la perte de croyance et l’exploitation des vulnérabilités prennent une ampleur inquiétante. Plus qu’un simple manque de compassion, nous assistons à une forme de cruauté intellectuelle et émotionnelle qui révèle une fracture sociale et morale.
Il existe un type de cruauté particulièrement pernicieux : celui qui frappe au moment où l’on est le plus vulnérable, lorsque l’esprit est accablé par le chagrin ou que l’on traverse des tempêtes silencieuses que personne ne peut voir. C’est une cruauté consciente, issue de personnes qui comprennent la souffrance d’autrui et choisissent pourtant d’y ajouter un poids supplémentaire. Cette indifférence calculée n’est pas seulement un manque de bienveillance passager, elle est le reflet d’une froideur qui va à l’encontre même de l’humanité et de l’empathie.
Ce phénomène témoigne d’un dysfonctionnement social profond où l’exploitation des faiblesses des autres devient une arme. Lorsque quelqu’un, en pleine détresse, se heurte à l’indifférence ou à la malveillance, cela ne fait qu’accentuer son isolement et sa souffrance. Cette réalité est d’autant plus inquiétante qu’elle touche aussi bien les sphères familiales, éducatives que professionnelles, créant un environnement où la confiance et l’entraide se dissolvent.
Infliger de la cruauté dans un moment de vulnérabilité ne révèle pas seulement un manque d’humanité, mais aussi un profond tourment intérieur chez celui qui agit ainsi. Ces comportements, bien qu’ils causent du tort, ne doivent pas altérer la valeur de ceux qui les subissent. Au contraire, ils mettent en évidence l’importance de cultiver la résilience et de s’entourer de personnes capables d’empathie, même dans les périodes sombres. Face à cette situation, il est impératif de repenser nos interactions sociales et d’œuvrer à la restauration de valeurs fondamentales telles que l’écoute, le respect et la solidarité. Comment pouvons-nous reconstruire une société où l’entraide prime sur l’exploitation des faiblesses ? Quels mécanismes peuvent être mis en place pour sensibiliser les individus à l’importance de la compassion et du soutien mutuel ? Ces questions doivent être posées avec urgence afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Où sont les humains, sommes-nous toujours des croyants ?
Maxfuus GEY
Taaleylah ak bàcc-bët ak raxas-xel