Le français Bboy Mounir, champion du monde de breakdance, et ses homologues sénégalais ont animé une conférence ce mercredi à la Maison des cultures urbaines de Dakar sur le thème : «Le Bboying aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2022, art ou sport ?» Cette rencontre entre dans le cadre des préparatifs des prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Une première en Afrique, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) auront lieu en Afrique, ici au Sénégal, en 2022.  Et c’est fort probable que le Bboying «breakdance»  s’y invite.  Ainsi, la France veut aider le Sénégal à organiser cette rencontre de dimension internationale, mais aussi, à en tirer des leçons pour les Jeux Olympiques 2024 qu’elle organisera.  En prélude à ces  Joj 2022, une conférence a été animée ce mercredi par Bboy Mounir, champion du monde breakdance, Gacirah Diagne de l’Association kaay Fecc et la directrice jeunesse et sport de la ville de Dakar, Fanta Diallo. «Le Bboying  aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2022, art ou sport ?» a constitué le thème de la rencontre. En effet, ce sujet a longtemps fait l’objet de débat dans le monde culturel et sportif.  «Le bboying, c’est une culture, c’est un art dès lors qu’on crée quelque chose», a dit Mounir. Le champion du monde d’illustrer son propos : «Un peintre, c’est un artiste parce qu’il crée une peinture, un sculpteur, c’est un artiste parce qu’il crée un objet. Nous, nous créons des chorégraphies, des mouvements. Nous sommes des artistes.» Mais Bboy Mounir ne tardera pas à relativiser en plaçant le Bboying au top des disciplines sportives. «C’est la manière dont on utilise cette création, c’est-à-dire les mouvements que l’on va développer avec nos dons d’artiste qui nous définissent comme des athlètes parce que techniquement ce que l’on réalise, ça dépasse le niveau de ce que l’on reconnait dans d’autres sports», a-t-il estimé.  Les mouvements développés dans cette discipline maintenant officialisée, ne cessent d’impressionner  le grand public. Parce que pour lui,  techniquement ce qui est réalisé par les «artistes-athlètes», demande une condition physique optimale. Et, poursuit-il, «lorsqu’on voit  la masse, la charge d’entrainement qu’ont les danseurs break, c’est au-delà de ce qu’on peut connaitre dans de nombreux sports».