Malick Gakou et ses camarades qualifient le scrutin du 30 juillet dernier de «mascarade électorale qui fait honte à la Nation qui, jusque-là, était considérée comme une démocratie majeure en Afrique». En Assemblée générale extraordinaire mercredi dernier, le Grand parti (Gp) parle, dans un communiqué, de «résultats préfabriqués» et de «la fuite en avant du gouvernement» et du «régime minoritaire de Macky Sall». Ses membres se félicitent, en revanche, du «travail accompli» par la coalition Manko taxawu senegaal (Mts) et ses différentes composantes pour leurs «actions déterminantes et engagées» et saluent la «maturité» du Peuple sénégalais. Au lendemain de ses 2 ans d’existence, le Grand parti a tenu à réitérer son ancrage au sein de la coalition dirigée par Khalifa Sall et donne mandat à son président Malick Gakou «d’user de tous les moyens politiques avec ses pairs pour la libération sans condition» du maire de Dakar. Le Gp considère, en effet, qu’il est «injustement retenu par un régime aux abois, qui a fini de mettre le pays à genou avec son Pse, qui cherche son chemin à travers les difficultés quotidiennes des Sénégalais, le chômage des jeunes, le désarroi des paysans, le désespoir des pères et mères de famille». Toujours dans le même sillage, l’Assemblée générale a en outre félicité les députés nouvellement élus, les exhortant à pleinement jouer leur rôle afin de «redorer le blason de l’As­semblée nationale terni par une douzième Légis­lature catastrophique».
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