Le parti Pastef n’a pas attendu pour réagir à sa dissolution. Le Bureau politique, dans un communiqué, a déclaré  que «Macky Sall vient d’ouvrir les vannes du chaos en emprisonnant, sous des motifs fallacieux, son principal opposant, Ousmane Sonko, favori à l’élection présidentielle de février 2024, et en décidant de dissoudre (…) le parti politique dont il est le président».

Affirmant que le Sénégal était le seul pays stable de l’Afrique de l’Ouest, le Bp du parti Pastef tire la sonnette d’alarme, car «le Peuple n’acceptera jamais cette ultime forfaiture contre le président Ousmane Sonko, le parti Pastef-Les-Patriotes et la démocratie sénégalaise».

Pour eux, le décret du ministre de l’Intérieur est «antidémocratique» et un «non-événement», parce que «la seule chose qui vaille, c’est la participation du président Ousmane Sonko, le porteur du Projet du parti Pas­tef, à la Présidentielle de 2024».

Anticipant sur les conséquences de la dissolution du parti Pastef, le Bp rappelle que leur formation politique n’a jamais participé à une élection sous sa bannière. «En 2017, c’était avec Ndawi askan wi, en 2019 avec Sonko Président, en 2022, aux Locales et aux Législatives, avec Yewwi askan wi. Et en 2024, ce sera Sonko Président», a mentionné le communiqué. Qui a informé que cette décision du ministre de l’Interieur sera attaquée en Justice dès réception de la notification.
Par Malick GAYE – mgaye@lequotidien.sn