La Commission de recours en matière électorale de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) a examiné le recours du candidat Mady Touré, contestant l’élection de Abdoulaye Fall comme nouveau patron du foot sénégalais, à l’issue des assises du 2 août 2025. Le requérant, par ailleurs président de Génération Foot, demandait l’annulation du scrutin, la sanction des membres de la Fédération impliqués dans des faits de corruption et l’organisation de nouvelles élections.

Mais dans sa décision, la Commission de recours a jugé que ladite requête ne relevait pas de sa compétence et a confirmé la validité des résultats de l’Assemblée générale élective de la Fsf. En effet, après examen des pièces fournies par Mady Touré, comprenant enregistrements audio et vidéo, ainsi que divers actes extrajudiciaires, la commission, dans son argumentaire, via le Procès-verbal no17/2025 du 27 août 2025, a estimé que sa compétence se limite aux contestations liées à l’inscription des candidats sur les listes électorales et ne couvre pas les irrégularités alléguées dans le déroulement du vote ou le dépouillement. Le recours a donc été déclaré irrecevable et les résultats de l’élection demeurent définitifs.

Une telle démarche suscite des interrogations. D’où ces questions qui rebondissent sur le gazon : pourquoi se précipiter de soulever une irrecevabilité d’office alors que la Commission de recours avait la possibilité d’étudier minutieusement les preuves (assez graves) du candidat Mady Touré ? Pourquoi pas recevoir les preuves de la coalition «MT2025», et après les confondre avec la mémoire de défense du camp de Abdoulaye Fall ? Cela aurait été une démarche beaucoup plus logique pour une structure censée arbitrer deux parties au conflit. Mais visiblement, la Commission de recours, s’appuyant sur ses limites de compétence (???), a préféré prendre des raccourcis en se limitant aux «résultats définitifs» de la Commission électorale.

Maintenant, la seule et dernière alternative qui s’offre à la coalition «MT2025» est la saisine du Tas (Tribunal arbitral du sport) à Lausanne, en Suisse.
Par Hyacinthe DIANDY – hdiandy@lequotidien.sn