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Pour son baptême du feu, le nouvel écrivain, Me Serigne Amadou Mbengue, nourrit l’ambition de motiver les élèves à persévérer dans les études. Le livre La Persévérante, publié aux éditions L’Harmattan, est un roman de fiction qui part d’un dilemme. Mamy Diop, élevée par des parents ambitieux, devra emprunter un chemin parsemé d’embûches pour réussir sa vie. Faut-il continuer ses brillantes études qui ont jalonné sa vie scolaire ? Faut-il brandir l’étendard de la révolte contre une décision parentale ? La situation alors vécue par Mamy nécessitera la prise d’une décision héroïque. C’est l’histoire d’une jeune Rufisquoise élevée par des parents trop ambitieux. Très tôt, ces derniers ont armé leur fille afin qu’elle trouve une place honorable dans la société. La petite Mamy n’eut pas grande peine à comprendre que la fierté parentale passait par une réussite scolaire. Cependant y parvenir ne fut pas un long fleuve tranquille. Car Mamy a l’ambition précoce. Elle sera en proie à une multitude d’épreuves et de contraintes inhérentes à la vie. Ainsi, elle fera face à de nombreuses tribulations entre orientation scolaire, éloignement du milieu familial … le tout sera clôturé par un passionnant procès. Au sortir duquel elle va reprendre ses études.
Pour le président de l’association des écrivains du Sénégal (Aes), c’est la technique qu’emprunte l’auteur qui l’a marqué. Alioune Badara Bèye dit : «Il a fait preuve d’une grande expérience dans la technique corrosive et descriptive du contenu, mieux de l’histoire. Maîtrisant parfaitement les subtilités de  la métaphore primordiale, Me Mbengue n’en abuse pourtant pas au risque de déminer l’essentiel et l’absolu de l’abstrait. On ne sent point le réel dans l’œuvre qui, pourtant, reste accrochée aux racines premières de l’éphémère. La technique romanesque de l’auteur se situe dans l’art de maintenir la peur parfois, la crainte sans dérouter le lecteur.» Alioune Badara Bèye, auteur comme Me Mbengue, appelle à loger «La persévérante dans le panthéon des œuvres majeures de la littérature sénégalaise».
Citant Stendal lors de la cérémonie de dédicace du livre vendredi passé, Pr Hamadou Dia pense que La persévérante «est un miroir que l’on promène le long de la route de l’histoire léboue  mais aussi de la belle et persévérante Mamy Diop». Un brin plus jovial, son collègue Me Layti Ndiaye veut que Me Mbengue «arrête de citer des auteurs et laisse les autres le citer maintenant» pour magnifier son niveau de langue.
Pour l’auteur, ce roman, à travers cette jeune fille, est l’apologie de la persévérance, qualité essentielle pour toute réussite. «Rien dans ce monde ne peut prendre la place de la persévérance, ni le talent, ni le génie, ni l’éducation. La persistance, l’acharnement et le travail font la différence. Ce roman nourrit l’ambition modeste de servir de motivation aux élèves en les aiguillonnant à persister dans le chantier de la réussite, à se surpasser dans la voie de l’excellence, à ne jamais abandonner leurs études dès l’apparition des premières difficultés. Car  le seul moyen d’échouer c’est d’abandonner avant d’avoir réussi.» Ce livre, rappelle toujours Me Mbengue,  vient en appoint à tous ces parents qui désespèrent assez tôt du succès scolaire de leurs enfants.  Pour Me Mben­gue, «les parents doivent être le premier reflet de la réussite de leurs enfants».
Il faut noter que Me Serigne Amadou Mbengue est un passionné de la lecture. C’est à force de lire qu’il a décidé de franchir le pas pour devenir écrivain.
mgaye@lequotidien.sn

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