Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Le nouveau directeur du Giaba veut une loi harmonisée

Installé hier à la tête du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Giaba), Kimelabalou Aba a listé ses priorités dans ses nouvelles missions. Il s’agit de renforcer le capital humain en nombre pour combler le déficit. Le nouveau directeur général du Giaba compte amener les Etats membres à renforcer leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération.Pour ce faire, M. Aba dit compter sur le soutien de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, le Conseil des ministres et le Comité ad hoc du Giaba. Cependant, il tient impérativement à l’adoption d’une loi harmonisée au sein des Etats membres pour combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. «Cette loi uniforme me tient à cœur, mais le Giaba étant une institution spécialisée ne va pas élaborer et adopter ce texte. Avec les discussions qui seront engagées avec les plus hautes instances de la Cedeao, j’espère que ce texte à l’instar de la loi uniforme élaborée par l’Uemoa, ce texte que j’appelle de tous mes vœux, pourra être élaboré et adopté au cours de mon mandat de 4 ans», plaide-t-il. «Les criminels ont des modes opératoires qu’ils se passent gratuitement et les Etats composant le Giaba ont des textes disparates. Ce n’est pas normal que des lois diffèrent d’un pays à un autre. L’avantage d’avoir cette loi uniforme, c’est permettre à tous ces Etats de se doter d’un instrument unique et d’asseoir une coopération entre ces Etats et les Etats tiers à travers cette loi uniforme que je souhaite voir le jour de tous mes vœux», a insisté M. Aba.
«En vous cédant les rênes de la maison, je pars d’ici heureux avec des souvenirs merveilleux. Certains le sont moins évidemment, mais ainsi va la vie», a dit le directeur sortant du Giaba à la cérémonie de passation de services. Entré avec le grade de colonel, Adama Coulibaly s’en va avec le titre de général après quatre ans de service rendus au Giaba. A son successeur, le Dg sortant dit : «L’ennemi est connu, le blanchiment des capitaux et le terrorisme. Les armes, vous les avez, les normes et standards internationaux dont les 40 recommandations du Gafi. Il vous appartient de donner à vos troupes la motivation et les armes morales nécessaires aux fins de cette marche de longue haleine». Le Dg sortant a tiré un bilan satisfaisant de ses missions à la direction du Giaba.
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