Lutte contre le Covid-19, citoyens modèles… : Les vérités du maire Soham Wardini

Le Covid-19 fait toujours de la résistance. Sur 893 tests, 16 sont revenus positif, soit un taux de 1,79%, selon un communiqué du ministère de la Santé d’hier. Cela a fait réagir Mme Soham Wardini, maire de la ville de Dakar, qui appelle à plus de vigilance pour espérer en finir avec cette pandémie après la levée des restrictions qui fait que beaucoup de Sénégalais «ont fait tomber le masque». «Je vous rappelle que le Covid-19 n’a pas encore quitté notre pays. Qu’on aille se vacciner ! Même si on est vacciné, on doit continuer à porter le masque», dit Mme le maire de Dakar qui incite par ailleurs à ce que les «mesures d’hygiène soient davantage respectées». «J’insiste sur la propreté. Lorsque je disais Dakar ville propre, il n’y avait pas encore cette pandémie. C’est un an après que le Covid-19 est intervenu. C’est ainsi qu’on a commencé à inviter les gens à se laver les mains», avance Mme le maire de Dakar qui indique que les femmes ont un rôle à jouer pour la préserver, tout en aidant à faire émerger des citoyens modèles. «Que l’on éduque nos enfants à avoir la culture de la propreté, qu’on les éduque à préserver les biens publics ! Ce n’est pas bien pour un pays que ses biens publics soient détruits. On doit reprendre tout ce qui a été détruit lors des évènements malheureux, qu’on soit des gens qui aiment leur pays et travailler pour son développement», ajoute Mme le maire de Dakar, qui intervenait hier à la cérémonie de remise d’attestations à des groupements de femmes formées et financées dans le cadre du Programme d’autonomisation économique de la ville de Dakar, en partenariat avec le Fonds de développement et de solidarité municipal (Fodem).
«Vous avez un très grand rôle à jouer dans ce pays. L’économie repose sur vous. Nos enfants disent qu’ils veulent travailler, mais il y a du travail dans ce pays. Le travail ne se résume pas seulement à être dans un bureau climatisé et un stylo à la main pour écrire. Il n’y a pas mieux que le secteur informel pour gagner sa vie correctement. J’en sais quelque chose. Lorsque je me suis rendu compte que mon salaire de professeur (d’anglais) n’arrivait pas à couvrir mes besoins, je me suis détournée de l’enseignement pour faire du commerce. Il n’y a pas de sot métier. Il faut qu’on éduque nos enfants à avoir la culture du travail. L’essentiel est de gagner honnêtement sa vie. Il y a certains qui ont débuté leur projet avec 50 mille et qui sont devenus aujourd’hui des millionnaires», souligne-t-elle en s’adressant aux femmes.
Rendant «un vibrant hommage» à son prédécesseur le maire Khalifa Sall, initiateur du projet de formation, d’accompagnement des groupements de femmes et de jeunes qui tourne autour «de la transformation de céréales locales, de fruits et de légumes, la teinture, la couture et la gestion de projet», Mme Soham Wardini de souligner qu’«avec des initiatives fortes favorisant l’inclusion financière des femmes et des jeunes par l’Etat du Sénégal à travers le Président Macky Sall», elle dit avoir «impulsé un important programme de formation et d’autonomisation des femmes à travers la création du Fonds de développement et de solidarité municipal (Fodem) qui vise à accompagner les femmes dans le financement de leurs activités génératrices de revenus» et de bénéficier d’un suivi-évaluation.
Si la première phase, qui va de janvier à mars 2020, a permis de former 392 femmes reparties sur 8 Collectivités territoriales de Dakar, «1 472 femmes et jeunes ont été formés» lors de la seconde, informe Mme le maire de Dakar qui souligne que «cela représente un total de 1 864 bénéficiaires depuis janvier 2020». Après la levée des restrictions liées au Covid-19, la troisième phase démarre en juin prochain.
Par Amadou MBODJI – ambodji@lequotidien.sn