Reçu par le khalife général des Mourides, le président-fondateur du mouvement social «Actions» est revenu sur son ambition de s’activer davantage pour l’élimination du paludisme au Sénégal.

«Le Sénégal est en train de montrer que c’est un bon élève en matière de lutte contre le paludisme. Les prévalences tournent autour de 2 ou 3% même s’il y a une évolution entre 2018 et 2019. Nous sommes confiants que si les stratégies actuelles sont maintenues, d’ici 2030 comme l’a planifié le Sénégal, le paludisme sera une vieille histoire pour le pays.» Pr Daouda Ndiaye sort ainsi d’une rencontre avec le khalife général des Mourides, très ragaillardi dans son combat contre cette pandémie qui fait des ravages dans le monde. Le chef du Département de parasitologie de la Faculté de médecine et pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, par ailleurs président-fondateur du mouvement social «Actions», expliquait ainsi à Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, rencontré au quartier Keur Goumag de Diourbel où le guide spirituel des Mourides séjourne depuis quelques jours, le travail de son mouvement après un an d’existence. «Et le khalife général des Mourides a beaucoup insisté sur les questions sanitaires et la lutte contre le paludisme en particulier», dit-il en rappelant que s’il est connu à travers le monde, c’est grâce au paludisme. «Nous sommes un conseiller de l’Organisation mondiale de la santé en matière du paludisme pour la plupart des pays d’Afrique endémiques. Un rôle de conseiller qui aide les pays à circonscrire le paludisme, à arrêter les épidémies, à avoir les meilleurs traitements, les meilleurs plateaux techniques, les meilleurs diagnostics pour que le paludisme soit une maladie combattue et éliminée», a-t-il précisé. Selon lui, «durant ces 15 dernières années, le Sénégal a montré un recul net en matière de prévalence. Des prévalences qui tournaient autour de 20% sont aujourd’hui à moins de 3% à l’échelle nationale».
Quid de son engagement politique ? «Je n’ai rien contre la politique, mais si ce n’était que cela je n’allais pas créer ce mouvement, car il demande un financement assez important. L’argent que nous sommes en train de dépenser à travers le pays, je ne pense pas qu’un poste ou une nomination pourrait nous le retourner. Nous avons juste compris que nous avons une dette à payer et la seule chose que nous voulons, c’est que ce Sénégal soit un pays où tout le monde participe dans le développement en comprenant que nous avons un rôle à jouer», dit-il.