Macky sur les candidatures à Benno : «Avant le dépôt des dossiers, nous arriverons à une convergence totale»

Le patron de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) estime que son camp arrivera à se retrouver avant le dépôt des dossiers de candidature à la Présidentielle. Macky Sall, qui s’est confié à Rfi et France 24, reste optimiste quant à la fin des candidatures multiples au sein de la majorité. Il estime, par ailleurs, que l’ancien parti Pastef a été dissous pour ne pas respecter la loi.
Par Malick GAYE – Pour le patron de la coalition Benno bokk yakaar, le processus de désignation de leur candidat ne va pas diviser la magorité. «Je ne peux pas fracturer la coalition que j’ai mise en place et entretenue depuis 12 ans (…) C’est normal qu’il y ait des résistances. D’ailleurs, nous avons vu les processus d’alignement et finalement d’acceptation. Il y a encore 2 ou 3 qui pensent qu’ils doivent être candidats. C’est leur droit, leur liberté. Je pense qu’avant le dépôt des candidatures, il y aura des discussions qui permettront d’arriver à une convergence totale. A défaut, l’essentiel a été bâti autour de cette candidature pour donner des chances à la majorité de l’emporter dès le premier tour», a-t-il ajouté, lors d’un entretien accordé à Rfi et France 24.
Le chef de la Coalition Benno bokk yaakaar (Bby) n’a pas aussi raté l’occasion de rappeler que leur candidat, Amadou Ba, a déjà une avance sur ses concurrents. «Amadou Ba est le candidat d’une majorité. Certes, son poids personnel va jouer, mais il part avec l’atout que les autres n’ont pas. Il a une majorité qui le soutient», a dit Macky Sall.
Le Président Sall, qui était à New York pour les besoins de la 78ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, a, une fois de plus, accordé une interview aux médias étrangers pour parler de questions concernant la marche de son pays, le Sénégal. Au cours de cet entretien avec France 24 et Rfi, il a évoqué la dissolution du parti politique membre de l’opposition, Pastef. «Ce parti est dissous pour la bonne et simple raison que les partis ont des obligations. Un parti politique qui bénéficie de la loi ne peut pas appeler à l’insurrection à longueur de journées, ne peut pas poser des actes qui sont répréhensibles et condamnés par les lois. La loi est très claire : quand un parti sort de la loi, il est dissous. Ce n’est pas la première fois qu’un parti est dissous au Sénégal. Ensuite, il y a les voies de recours. Je pense qu’ils sont allés à la Cour suprême.
C’est ça un Etat de Droit. Comment voulez-vous qu’on accepte et admette qu’un parti appelle tous les jours à la destruction de l’Etat ? On n’a fait qu’appliquer la loi dans toute sa rigueur», a affirmé le président de la République.
Se refusant à tout commentaire sur l’affaire Sonko pour respecter la séparation des pouvoirs, le chef de l’Etat a répondu au maire de Ziguinchor, qui disait qu’une élection sans lui sera organisée dans un chaos indescriptible. «En quoi l’élection présidentielle sera chaotique ? Elle est ouverte pour tous ceux qui peuvent y «compétir».
Il appartiendra au Conseil constitutionnel, comme cela a toujours été le cas, de définir qui peut «compétir» ou pas. Et c’est la loi. Et cela a toujours fonctionné ainsi», a affirmé le Président Macky Sall. Qui a informé que le Sénégal a fait l’objet d’une «agression par différentes forces obscures, pensant pouvoir mettre la main sur le pays. Et c’est une grosse illusion. Le Sénégal est une démocratie solide. J’y veillerai personnellement jusqu’à ce que je rende le pouvoir, jusqu’à ce que ce pays ne soit pas déstabilisé. Et quels que soient les auteurs et leurs complices, c’est un engagement que j’ai pris devant les Sénégalais. Il y a des forces islamistes, des forces politiques, y compris en France… C’est un conglomérat d’intérêts qui pensait mettre la main sur le Sénégal. C’est une illusion et ils ont échoué lamentablement».
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