e témoignage de Mademba Ndiaye, ancien journaliste à Walf Quotidien, sur Sidy Lamine Niass, décédé hier, est éloquent : «Il est bon d’abord de souligner qu’il était un homme religieux. Personnellement je pense qu’il n’a pas été surpris par cette mort. Il l’a toujours préparée en ce qui le concerne depuis tout le temps. Il ne nous reste qu’à prier pour que l’espoir qu’il avait ne soit pas déçu et que Dieu l’accueille en son paradis.» Il salue aussi la mémoire d’un homme, qui s’est battu pour la promotion de la presse. Pour ça, la Nation doit lui être reconnaissante : «Toute la Nation et au de-là même ceux qui dans le monde combattent pour la liberté de la presse doivent lui rendre hommage. Car, c’est quelqu’un qui a consacré une grosse partie de sa vie à combattre pour la liberté d’expression, pour la liberté de la presse.» Il rappelle que son ancien patron défendait «la liberté des journalistes à l’intérieur Walfadjri». «Il n’est jamais venu donner une décision sur quoique ce soit. Pour l’anecdote, il lui arrivait d’écrire des papiers que nous estimions qu’ils n’étaient pas de qualité et que ce n’était pas pertinent de faire passer. Mais, il ne disait pas ça m’appartient, ça passe. Vraiment il nous a laissé une liberté totale.» Sur le plan éthique, M. Ndiaye rappelle un épisode qui montre l’attachement de l’homme à ce principe journaliste : «Sidy a retiré tout le journal qui était en vente à 8h parce que simplement on avait donné une fausse information et que pour la crédibilité du journal, on ne pouvait pas laisser passer. Cela a été un geste grandiose.» Il conclut son témoignage : «Sidy a réussi à faire de Walfadjri ce que le Parti africain de l’indépendance a fait pour la gauche sénégalaise. C’est-à-dire, beaucoup de journalistes connus et respectés dans ce pays sont passés par Walfadjri.»

Stagiaire